SYTO CAVÉ, une belle figure de la littérature haïtienne.

Solitaire comme un bouquet éclos entre deux saisons

il vit et sourit aux quatre vents.

Dans ce pays où le tambour résonne plus fort que tous les instruments du monde

la voix et l’esprit de Syto Cavé se font entendre en ténor absolu.

En prisme et en prose,

tantôt dans les bras de Morphée soudain à travers un nuage de fumée.

 

A le regarder et à l’entendre on a l’impression qu’il ne peut se libérer

qu’avec le goût qu’il se voue entre les deux.

 

Prisonnier d’un destin voulu, il invite par son regard

à un sacrifice plus séduisant que les rives de l’exil.

Son inspiration témoigne de la douleur et de la noblesse du patrimoine.

 

En cette saison froide de notre littérature, il se dresse comme un oiseau

et indique le chemin du soleil ou l’âme trouvera répit, ou la vie scintille.

Pour lui c’est l’horizon, pour nous c’est le destin.

Il rebrousse chemin… et nous regarde sans fin

traverser l’océan pour ne plus revenir.

Il aurait sans doute aimé nous revoir plus souvent.

 

Ses amours et amitiés se sont toutes envolées,

mais les souvenirs sont si forts, qu’il s’y enivre et fume un dernier prisme.

 

Je Plaide
Mike Joseph 18 mai 2017