Merci à toutes les dames de compagnie.

Quelque part le mot pléonasme était autrefois souvent utilisé, mais nous constatons que depuis un certain temps Il est quelque peu oublié et placé loin du vocabulaire. Dans le tumulte des exigences cybernétiques la rigueur observée dans la langue ou le langage a fini par avoir raison de cet encombrant personnage. Et c’est à bon droit.

Pour mieux corroborer les dispositions prises en faveur de cette complétion ou réalité, un exemple peut jouer le rôle de témoin: « Dames de compagnie agréable ». Depuis quand est-ce qu’une dame de compagnie n’était elle point agréable? Quelque soit la situation, une dame de compagnie, choisie d’abord avant d’être engagée, surtout pour sa disposition à plaire dans tous les sens, se doit d’être agréable, sinon je ne vois pas pourquoi une personne choisirait un tel métier sans avoir dans l’esprit, et surtout dans le cœur, la volonté de plaire. J’en profite pour vous saluer mesdames. Quand je pense à la solitude et à cette disparition rapide de la question sentimentale, il est de bon ton de vous honorer d’avoir encore pensé aux hommes dans leur incapacité, de savoir vous rendre correctement la réciprocité. Je ne dis pas que la femme est parfaite – elle ne saurait l’être puisque l’être humain en général ne l’est pas – mais pour ce qu’elle a enduré, n’était-ce sa nature profonde, les hommes seraient déjà devenus fornicateurs de babouins.

A suivre.