Ni le jour, ni la nuit le rose ne se voit plus.

 

Ce n’est pas une erreur de jugement.

Le constat est là, mais trompeur.

Seuls le bleu pour les hommes, le vert pour la femme et, parbleu, le gris pour les enfants, subsistent et se renforcent dans le cœur de la cité.

Quoi de plus révoltant que de voir tout un pays changer de couleur dans l’esprit de ses habitants.
Lorsque c’est le drapeau on partage plus ou moins un sentiment d’impuissance, mais quand même avec une certaine réserve, sinon une abnégation, partagée entre la nostalgie et la fierté patriotique. Aujourd’hui, la couleur hystérique cachée sous le boisseau, et qui traduit la faiblesse de notre moralité, dans son inconsistance, recrute à l’avant-garde des soldats sans papier qui n’ont rien à offrir que des parades sans artifices.
Le temps des prouesses se compare à la déchéance, l’incompétence, l’incapacité et la foutaise des plus doués du blasphème, pour drainer l’héritage combien noble autrefois, mais de moins en moins consistant face à la montée de l’inconcevable.
Notre capacité de résistance affaiblie par tant d’ordures et de tromperie, nous voilà aux abois à la recherche d’un sauveur.
Nul n’ose prédire concrètement ce qui va arriver, mais tous nous savons que le pire est à la porte.

Un autre destin coûte que coûte.

Y en a marre.