»Trois petits Princes »

Les Trois Petits Cochons

‘’ Trois petits Princes ‘’
Quand ‘’ les trois petits princes  » de Jacques Douai, cette chanson adaptée à l`haïtienne, propose et inspire le dénouement de la crise multidimensionnelle.

‘’Trois petits princes sortant du paradis, la bouche pleine jusqu`à demain midi, Clarinette, clarinette ; mes souliers ont des lunettes, Pomme, poire, abricot, y en a une de trop, qui s`appelle Marie-Margot.’’…
A mon humble avis, incompréhensible pour la plupart mais chantée par tous, elle pourrait nous aider à comprendre et trouver une réponse à nos déboires légendaires.
Des princes qui sortent du paradis, la bouche pleine jusqu`à demain midi, cela ne représente qu`une fable, un apocryphe de mauvais goût qui suggère un état de délire imposé. Pourquoi des princes se gardent-ils de rejeter quelque chose qui leur tient la bouche occupée ? Serait-ce l`incapacité de dire des choses qu`ils ont sur le cœur ou le trop plein à vomir dans un lieu interdit ?
Clarinette, clarinette !!! Qui crie dans le désert dans un tuyau de bois ? Les arbres sont-ils des complices, des momies ou des soldats de garde ?
Mes souliers ont des lunettes, Faut-il croire qu`il y a des yeux partout, de bas en haut, de haut en bas mais qui ne voient pas ?
Pomme, poire, abricot. Une pomme, une poire mais un abricot : y en a une de trop. Est-ce de classe, de caste, de fruit pourri ou de corps étranger, que l`on parle ? qui s`appelle marie ou margot ? incompatible au panier et profite de sa couleur rose ou pourpre pour tromper.
Ajouter à tout ceci, une absence de lumière pour la ronde du crépuscule, jusqu`à demain midi, sous un soleil de plomb au souffle chaud que presque tous nous fuyons. Malgré tout nous gardons espoir, un espoir de retour ou de révolte que nul ne veut endosser.
Complices, momies ou soldats de garde; dans cette foret de tubes de bambou, un feu sonore comme la clarinette, et gigantesque comme le vent, fera le deuil de Marie ou de Margot et plus rien ne fera obstacle aux racines épargnées et aux tiges naissants.
…‘’ Un, deux, trois nous allons au bois ; quatre, cinq, six cueillir des cerises ; sept, huit, neuf dans un panier neuf ; dix, onze, douze elles seront toutes douces.’’
Destin lointain, précaire ou précoce, le vide sera comblé.

Je Plaide
Mike Joseph