Le Noir, quelle que soit son origine, possède à bon droit…

Le Noir, quelle que soit son origine, possède à bon droit un demi ton qui le distingue. A quel point le mal est blanc vient du degré de sacrilège qu`il exerce.

On ne saurait nier que le noir est un modèle, un spécimen fonctionnant pleinement à sa propre dimension. Sa façon de voir et de vivre le rend effectivement unique en son genre. N`est-ce pas le cas pour toutes les catégories humaines ? Même entre des individus d`une même famille cette différence existe, alors pourquoi l`intolérance est-elle pratiquée envers les Noirs et la tolérance observée envers les autres. Certains prétendent qu`un jour l`harmonie régnera sur terre entre tous les hommes, ce rêve ne se réalisera pas de sitôt. Dans ce jeu de dupe où est plongée la société humaine, qui agit avec les mêmes réflexes que celle de la jungle, les bêtes apparemment dociles et celles carrément sauvages, l`instinct humain porté à agir sur une base d`intérêt fait fi de toute référence universelle afin de satisfaire ses appétits gourmands. En agissant ainsi, l`homme joue les deux rôles en même temps : celui de l`animal quand il veut faire l`effort de paraître civilisé, et de la bête quand il est noyé dans sa voracité. Vice- versa, la tendance serait la même pour quelque soit le groupe qui aurait la responsabilité d`assurer sa survie,au détriment des autres, à cause de l`influence astrale qui se nourrit de cette forme de polarité. Tout indique que le pouvoir corrompt, mais corrompt absolument. N`importe quel peuple qui aurait le goût de dominer chercherait à le faire sans réserve. Pour mieux comprendre et survivre à ce phénomène, il faut transcender et se tenir éloigné des prédateurs et des prédatés pour un temps, les observer prudemment et ensuite tirer les conséquences de leur comportement. Le prédateur, naturellement vorace, se soucie peu des dégâts qu`il cause autour de lui ; le prédaté passe son temps à se plaindre et à fuir le prédateur sans se donner les pleins moyens de résister à ses attaques. Son instinct de survie dont l`essence est tout à fait illusoire, le porte à négliger un aspect fondamental des lois entre tous les animaux, qu`il s`agisse de l`homme ou de la bête : le rapport de force. Le jour où, par l`inspiration et l`éducation, tel groupe se donnerait la volonté de ne plus subir les affres de l`existence et décide de vivre autrement, rien ne pourra plus l`assujettir au rang de prédaté. Tel un volcan de feu, des larves rugissantes balaieront sur leur passage tout ce qui ne respecte pas le nouvel ordre en puissance.

En premier lieu, le réflexe individuel ne suffit pas pour régler la situation des noirs dans le monde. Il faut un sacrifice ultime de tribuns, à prendre en charge sur le plan structurel la grande majorité souffrante. Que chacun se donne la capacité ou le rôle qu`il se sent en mesure d`offrir, le reste appartient à la providence. Tranquillement, il s`établira un processus de renversement des rôles et le principe suivant s`applique  » les premiers seront les derniers, les derniers seront les premiers  ». Tribun en exercice, ce n`est pas ce à quoi j`aimerais aboutir. j`estime que l`intelligence de l`homme lui permettrait de dépasser son stade actuel, s`il se donnait les moyens de sortir du règne animal. C`est-à-dire, ne plus être un prédateur pour tout ce qui vit et qui transporte du sang dans ses veines.

 

Je Plaide

29 juin 2018

Mike Joseph