Le temps perdu ne se rattrape jamais

 

Ah! Ce temps perdu qui ne se rattrape pas.

214 ans d’anniversaire de naissance en tant que nation, qu’en avons-nous fait ? Moins que rien. Personnelement je pense que nous sommes tellement désorientés il n’y a pas beaucoup de choix à faire que de changer de direction ou continuer de voguer vers la désintégration totale. Il est vrai que Mr Colon n’a jamais laché prise, mais n’était-ce à ce point laches que nous sommes devenus, il y aurait moyen de faire beacoup mieux avec le souffle de nos libérateurs et des fondateurs de la Nation.
Pour revenir au temps perdu, c’est la mort de Charles Aznavour qui m’a interpellé et rappelé à quel point la colonisation nous a marqués. Les stigmates sont profondément inscrits dans notre âme jusqu’à nous faire oublier qui nous sommes.
Sans aucun doute, la portée universelle des chansons de Charles Aznavour n’a laissé indifférent aucun vivant ayant du sang dans les veines, mais de là à lui accorder premice et préséance sur notre culture fondamentale, il y a là un indicateur profond de désintégration intégrale réelle.

Nous avons tout embrassé des autres, de ce qui est étranger à nous-mêmes, en rejettant tout fait notre essence propre. Quel degré d’alliénation !

Est-il possible de croire encore à un revirement, un destin particulier d’un ordre identitaire relativement afro conceptuel ? A priori cela ne semble point rationnel même à vouloir y penser. Seulement, pour garder un certain équilibre, çà fait du bien quelque part de l’imaginer faisable.

Après une sérieuse évaluation de ce temps perdu et des conséquences qu’il a engendrées, puisqu’il est indéniable qu’elles sont catastrophiques, n’est-il pas temps de changer maintenant au moins de direction si nous ne pouvons revenir en arrière.

Que les dieux tutélaires de la Nation nous raccompagnent au haut lieu de nos exploits !

Je Plaide
02 octobre 2018
Mike Joseph