C’en est assez ! Encore des morts

DEFI demande réparation et dédommagement aux Nations Unies et aux sociétés d’exploitation du sol et du sous-sol, pour les nombreuses pertes en vie humaine, en dommage psychologique irréparable, en infrastructure géologique et immobilière.

Il est pris acte, que l’État haïtien n’a jamais pipé mot sur son devoir de protection nationale, au nom de son peuple abondamment victime des licences que se donnent les sociétés d`exploitation et leurs États. Les catastrophes que nous sommes en train de vivre, mises à part celles qui sont vraiment naturelles, sont en grande partie des résultats de recherche et de commercialisation sans commune mesure sur les ressources naturelles du globe, particulièrement les caraïbes largement affectées, dont Haïti fait partie. Depuis un certain temps, les habitants de ces pays ne savent plus à quel saint se vouer tellement les catastrophes sont lourdes et récurrentes.

Les sociétés civiles étant livrées à elles-mêmes, puisque les États sont solidaires entre eux et en même temps ont pris des engagements de laisser-faire, doivent dénoncer ces expérimentations et commerces qui ne leur garantissent aucune protection. En soutirant les ressources et réserves naturelles de leur lit, des profondeurs du globe que nous partageons tous, il est temps de demander par quoi les remplace t-on ? Rien.

La nature ayant horreur du vide demande des comptes, et les premiers à payer sont les plus vulnérables, ceux qui ne parlent pas. La terre ne saurait rester indifférente face à tous ces dégâts. Des mines et des galaxies souterraines sont vidées de leur substance. Et c’est ce vide laissé qui réagit, alors qu`il ne peut plus supporter la pression exercée contre ses parois. Les résultats, tout le monde les connait et ne dit rien. Tremblement de terre, tsunami, et toutes les catastrophes naturelles sont les conséquences de l’exploitation abusive et de l’industrialisation de ces ressources naturelles non remplacées. De l’insouciance à tous égards, surtout envers les pays sans défense et directement ciblés, comme Haïti, y en a marre !
Malheureusement pour nous, notre État, l’État haïtien avec ces petits nègres de tiroir, ne peut rechigner et n’élèvera jamais la voix pour demander des comptes, pour dire non à l’imposture et aux conséquences de telles actions au détriment de ses sujets. Est-ce pourquoi, la société civile haïtienne n’ayant aucun engagement ni de près ni de loin avec les multinationales, sociétés et États étrangers, se donne la latitude de crier vigoureusement HALTE LÀ ! trop de mort, trop d’infamie et trop de perte.

Même avec un revolver sur la tempe il faut dire la vérité à celui qui vous enlève votre bien. Il faut lui dire au moins, que ce n’est pas plaisant.

Vous est-il arrivé de questionner le comportement de l`État haïtien dans ce contexte de déficit global, face aux agissements équivoques des puissances soit disant amies ? dans ce monde capitaliste qui nous prend tout mais ne donne rien en retour ?

Notre État est un partenaire sans condition parce que ses dirigeants sont placés et payés pour se fermer la gueule. Il ne réagit pas parce qu’il est complice de tout ce que font nos puissants détracteurs.

De ce grand peuple que nous fûmes, de la nuit de feu du Bois-caïman à Vertières, il ne reste que l’histoire pour réveiller les morts. Certains d’entre nous, certes, gardent encore les armures psychologiques de Toussaint et de l’Empereur, prêts à défendre du bec et des ongles le reste de la Patrie, mais nous sommes peu nombreux. Malgré tout, nous dirons toujours NON ! à l’imposture et à l’imposteur, même quand nous aurons un revolver pointé sur notre front. Les Nations-unies et les sociétés d’exploitation du monde, du sol et du sous-sol, conscientes de leur responsabilité directe dans ces catastrophes provoquées, surtout en Haïti, doivent réparer et dédommager le peuple haïtien pour les torts et atrocités qu’ils lui font subir. La société civile haïtienne, comme DEFI, doit jouer sa partition et prendre ses responsabilités, en lieu et place de l’État haïtien qui ne sera jamais à la hauteur de sa tache, tant qu’il n’y aura pas des hommes et des femmes de cran et de caractère placés à ses pupitres. David n’aura pas peur de Goliath, et relèvera le défi bicentenaire pour tous ces morts et tous nos morts-vivants.

A bon entendeur, à vous !

 

Je Plaide
08 octobre 2018
Mike Joseph