17 octobre 2018, un coup d’éclat sans coup d’éclair…

17 octobre 2018 a été un coup d’éclat, faisons le coup d’éclair.

Toute grande révolution se fait avec un coup d’éclat accompagné d’un coup d’éclair, sinon celle-ci est réduite à une peau de chagrin, pas comme on le voudrait; et c’est justement la raison pour laquelle les oligarques ont dépéché Céant comme tampon pour contenir les sueurs encore chaudes de la grande foule prête à tout pour renverser la vapeur. Sans répit, nous les révolutionnaires éclairés du jour, nous n’allons pas nous laisser duper et attendre que Céant et consorts nous préparent des repas chakas. Nous devons avancer avec une révolution sociale pour pouvoir tenir et falsifier la politique précuite contrôlée par les colons nationaux et internationaux. Pour cela, il faut combiner toutes les luttes précédentes aux avancées du 6, 7 et 8 juillet 2018, à celles du 17 octobre 2018 pour que la révolution en cours soit irréversible. Les tentatives du gouvernement Céant de calmer l’esprit de la révolution en cours font partie du scénario en faveur de la classe dirigeante. Ce que ces messieurs n’arrivent pas à saisir, c’est que personne ne pourra jamais plus arrêter l’élan de la population qui a finalement a compris que la classe possédante haïtienne n’a pas le réflexe bourgeois authentique sur qui elle aurait pu compter pour changer les choses. Quiconque, comme Céant et compagnie, voudrait essayer des formules cosmétiques, mêmes apparemment correctes, ne ferait que retarder l’arrivée du boom indispensable. Pour éviter cette perte de temps, la nation doit se relever dans une vision plus large que celle de la politique traditionnelle. Une politique moderne, réelle et capitale nous inspire à tout remettre en question. C’est l’heure de la Grande Conférence Nationale où toutes les forces haïtiennes, intérieures et extérieures, doivent être convoquées pour bâtir une nouvelle société, la société que nous voulons, avec toutes ses ressources en activité, comme un volcan en ébullition. Mais non celle des autres avec leur agenda truqué de déviations colonolialistes. Nous n’avons plus de temps à perdre. Laissons pour un temps à Céant le soin de régler les affaires courantes. N’arrétons pas de rechercher la voie de la libération définitive telle qu’elle a été tracée par nos ancêtres de 1804. Heureusement nous en avons encore le sang chaud. A chaque jour suffit sa peine, jusqu’à celui du vrai coumbite national. Ce jour là nous redeviendrons Haïti chérie.

Je Plaide
29 octobre 2018
Mike Joseph