Quand la diplomatie haïtienne ne vaut plus son pesant d`or

La diplomatie haïtienne ne vaut plus son pesant d`or, ni plus rien après le passage du Sénateur Emile st-Lot

« A la deuxième guerre mondiale, lors de la conférence de Potsdam, les puissances alliées conviennent de régler ultérieurement le cas des possessions italiennes. C’est dans ce cadre qu’est présenté le plan Bevin-Sforza en 1949 aux nations unies, le sénateur Émile St-Lot s’y opposa pour plusieurs raisons. A la grande consternation des puissances occidentales le sénateur Émile St-Lot vote NON à l’approbation de cette résolution, contre l’avis du président haïtien Estimé. Son vote bloque l’application du plan Bevin-Sforza et empêche la partition de la Libye. Cet événement majeur de l’histoire paraît aujourd’hui invraisemblable car la désormais faible Haïti et ses leaders corrompus ne peuvent même pas dire NON aux forces d’occupation de l’ONU qui déversent fréquemment de la merde au choléra dans les rivières haïtiennes. Connaissant les positions du Sénateur St-Lot qui participa au 1er congrès des écrivains noirs en 1956 au côté d’hommes tels Franz Fanon; de l’au-delà celui-ci dut être conforté par le développement fulgurant de la Libye après le renversement du roi Idriss. »

Source FORUM Haïti.

 

 

Les Ambassades, les consulats, en gros toute la diplomatie haïtienne aujourd`hui se retrouve au rang de paria, faute d`initiative et de valeur correspondante réelle. Là encore il faudrait revoir ses culottes pour voir de quelles couleurs elles sont.

S`agit-il de compétence, de non respect de soi et de ses sujets, ou de complicité subtile à un type de génocide politique ? Si même à ce niveau le peuple haïtien est si mal représenté, dans les couloirs des galeries politiques internationales, il s`agit de volonté collective dissoute ou d`abnégation totale de ces mandataires au bénéfice d`un ordre contraire à celui du peuple haïtien envers ses administrateurs. Ce peuple qui souffre de maux aigus et d`indigence absolue. Allons droit au but. A partir d`une expérience récente, nous avons été confronté à une situation qui mérite d`être discutée au su de tous. Semble t-il qu`il est de coutume que toutes les instances diplomatiques internationales haitiennes sont fermées du 21 décembre au 4 janvier de chaque année. Aucune mesure d`urgence n`est considérée pour tous ces millions de leurs sujets qui se trouvent en dehors d`Haiti. Dans le cas où il y aurait absence de compétence particulière ne devrait-il pas y avoir au moins un peu de bon sens et de sentiment fraternel quelque part invitant le personnel à garder au moins une présence polyvalente sur les lieux ? Existe t-il une autorité diplomatique haïtienne pour s`occuper du protocole administratif de cette significative institution, en elle-même regroupant un très grand nombre de services? Si là encore personne ne se soucie de l`importance d`une telle attribution, pour tout le reste il n`y a aucune raison de croire que çà va mieux.

La diplomatie haïtienne n’est pas du tout qualifiée et prête à faire face aux défis du jour ainsi que de ceux à venir. A cette étape, quand les haïtiens ont franchi la ligne de démarcation laissant loin derrière eux des misères plus de deux fois séculaires, et qu’ils se retrouvent encore au delà des frontières empêtrés avec des caractères et réflexes inadaptés, qui leur rappellent ces moments de sépulture citoyenne, Il est urgent de commander une nouvelle cargaison d`hommes formés pour la circonstance.

Notre diplomatie est absente dans tous les débats ayant rapport avec le devenir de l`homme haïtien, le besoin collectif d`un mieux-être. La fonction serait-elle à ce point noble qu`elle ne voudrait se souiller de la politique intérieure tellement elle est sale ? L`un de ces récipients viendra surement me dire que la formation reçue ou le protocole établi empêche la participation aux dits débats. Alors de quelle formation s`agit-il ? de quel protocole parle t-on ? de la suprématie blanche qui ordonne au monde de ne pas se comporter de telle ou telle manière pour ne pas léser ses intérêts ?

Avec le sentiment d’être convenablement représentés, les haïtiens de la diaspora pourraient enfin s`organiser et apporter plus d’esprit et de matières solides à leur pays, qui en a grand besoin pour sortir du sous développement chronique.

En ces temps difficiles pour les plus vulnérables dans un monde en folie, Dieu seul sait ce qu’il adviendra d’un peuple livré à lui-même. Si les plus avancés n’ont que faire du reste, alors que penser du reste ? N’est-ce pas là la principale cause des violences et du comportement désespéré de l’homme haïtien ? Voilà pourquoi nous voulons et crions à tue-tête qu’il est temps de commencer la Grande Conférence Nationale, seul recours pour le rétablissement de la pensée et de l’action positive, des velléités structurelles et organisationnelles des diverses tendances sociales et politiques.

Encore une fois, pour ceux qui confondent et cherchent la valeur et la signification de cette conférence, c’est que celle-ci est ponctuelle et respectueuse des valeurs représentatives ; tandis que le dialogue est constant et dérisoire par rapport à l’accomplissement. On est obligé de ratifier le verbe à travers une conférence hautement décisive, rationnelle et significative. Le dialogue dont nous parlons dure depuis 214 ans, et voilà où nous en sommes. Il est temps de prendre le taureau par les cornes et le forcer à rentrer dans l’étable.

Il y a tellement de choses à corriger une fois pour toutes à partir et à travers la conférence nationale, où des hommes comme Emile St Lot se tiennent prêts à émerger, que cela donne la trousse à plus d`un, malgré leurs moyens, et ont peur de s`y aventurer. Des correctifs seraient apportés à la diplomatie par exemple, oú des hommes seraient placés pour défendre les intérêts de la nation haïtienne. Viendraient s’y ajouter la volonté et le courage des patriotes conséquents, de la grande masse attentive; et à la surprise générale, l’homme haïtien ferait preuve de savoir-faire et de résilience.

Si rien n’est fait dans les prochaines années, tranquillement mais sûrement, nous allons vers la perte totale de notre espace, au point qu’il ne restera plus rien de notre historique identitaire. Plus d’histoire à raconter, un point et c’est tout. Même un robot mécanique aura plus de valeur et de considération qu’un sujet haïtien, si ce n`est déjà fait. Comme dans « le dernier des mohicans » il ne restera même plus de vestige référentiel.

Les diplomates sont la catégorie la plus avancée parmi les cadres de l’État puisque à leur tour, encore une fois, ils représentent Les sociétés du monde qu`ils fréquentent, toutes les civilisations, auprès de nous, tout en nous représentant auprès d`eux avec autant d`intérêt. Quel double standard. Ils sont sûrement trop encensés malgré leur nullité, est-ce pourquoi ils se sentent au dessus de la mêlée.

Il y a lieu de croire qu’il n’y a pas d’homme dans ce pays ;…

Quand on a le courage de représenter un pays aussi meurtri, et en même temps ne rien dire tout en recevant des honoraires à ne rien foutre, on est plus fatras que celui de notre bord-de-mer ;…

Quand on s’affiche comme une bougie éteinte parmi toutes celles allumées, notre chauffe-cire n`est plus et la cire de piètre qualité mérite dissolution ;…

Quand on représente un État traité de trou de merde, et que l’on continue de siéger aux nations-unies à l’enseigne de l’offenseur, sans demander des comptes, on est par le fait même le trou de cul qui dégage cette odeur ;…

Quand un ne peut se soulever contre les abus et mauvais traitements infligés à son drapeau et à son peuple chez le voisin et ailleurs, on est le désarroi personnifié ;…

Quand on ne se fait plus de souci face à tant de mésaventures et que l’on est ambassadeur, consul, agent ou officier de service d’outre merde, pardon, d’outre-mer, il n’existe plus de pays, ni de nation, ni de nationalité à défendre , ni de prestige à sauvegarder ; il faut jeter l’éponge et tirer le rideau car la scène est dans la pénombre ou l’obscurité totale.

Tant vaut la diplomatie, tant vaut la nation.

Au moins l’un d’entre nous s`est mis debout, et certifie par son action qu’il n’accepte pas la bêtise puante dans laquelle est plongée la société haïtienne à travers sa diplomatie et tous ses corollaires. Au moins il existe un seul à faire la différence.

Celui-ci c`est moi ! Mike Joseph. J`ouvre ma grande gueule et ma plume pour tous vous saluer et vous accuser de parias, de parricide politique envers les pères de la nation haïtienne, vous les autorités étatiques et diplomatiques, si nous en avons réellement de droit.  Vous n’avez plus aucune légitimité au regard des principes citoyens.

Vu l’état précaire dans lequel se trouve notre famille nationale, il ne nous reste plus qu’à brûler notre propre drapeau avant que viennent le faire nos voisins dominicains et américains pour lesquels nous sommes des sujets d’outre tombe gênants. Oui ! commençons par ce geste noble. Ceci mettrait fin aux conséquences prématurées d’un vide existentiel pour l’homme haïtien.

Que chaque haïtien fasse comme moi en signe de reniement absolu du statu quo ; brûlons notre drapeau en signe de protestation et de renoncement à la servitude programmée. Nous le ressusciterons quand l`ordre et la dignité patriotique seront rétablis. Au moins nous aurons le sentiment du devoir accompli ; un signal clair, que nous sommes des humains à part entière, et que cette dignité humaine et historique avec laquelle nous sommes nés depuis l`Afrique n`a jamais disparue. Elle ne peut être dissoute. La volonté africaine de la race humaine – de vivre libre – ne disparaîtra jamais tant qu’il existera même un seul des fils de Dessalines sur la terre d`Haïti.

Je commence le premier à brûler mon drapeau qui ne vaut plus son pesant d’or tant que la nation à travers ses hommes ne se réveille.

Étant donné que nous ne voulons point critiquer sans pouvoir apporter des réponses aux questions soulevées, toutes les dispositions sont prises de notre part pour accompagner une administration politique digne de porter ce nom et désireuse de couper les liens avec la démagogie, l’inadmissible, le laisser-aller et la corruption.

Avant de partir pour l`au delà, j`ai eu envie de vous donner l`absolution avec la bénédiction de Trump pour ce que vous représentez vraiment.

Vive Haïti ! Vive les haïtiens ! parce qu’il en existe plusieurs qui disent comme moi : hue ! et dia ! à la diplomatie et à son patronat.

 

Je Plaide

19 décembre 2018

Mike Joseph