Pourquoi l`urgence d`un gouvernement de salut public

L`Etat haïtien par la façon dont il est conçu, ses gouvernements placés et non réellement élus, est le premier des corrupteurs et des corrompus.

Deux entorses, deux altérations majeures avec lesquelles on ne peut rien négocier.  Le Président le sait, le Premier Ministre le sait, les ministres et directeurs généraux le savent, l`Internationale le veut ainsi, et ils en sont tous imbus une fois en fonction. Alors que reste t-il donc à prouver, à déduire et conclure ? La seule marge de manœuvre qu`il nous reste est celle qui porte la population à prendre les rues et s`organiser pour le nettoyage de cette écurie d`Augias.

En ce sens, privée de moyens académiques puisque tous ses pairs de la classe moyenne et des élites sont aussi corrompus, cette population livrée à elle-même ne fait plus confiance à qui que ce soit et continue de chercher la porte de sortie. Ses moyens étant la violence, vu le degré de formation qu`elle n`a jamais reçue, cette violence s`impose comme outil de combat. Autrement ? jusqu`à l`émergence de leaders forts, honnêtes, sincères et dévoués de la société civile, souverainement éligibles par le biais de la Grande Conférence Nationale Haïtienne ponctuellement constituée ; avec un gouvernement de salut public composé de presque tous les partis politiques représentatifs de cette dite société. Dans le respect des lois, les autorités législatives, judiciaires et policières se trouveraient en situation d`imposer des règles de conduite impartiales auxquelles tout individu, organisme et toute entité devraient se soumettre. Pour ce faire, il faudrait d`abord passer par une amnistie générale, pour les condamnés et non pour les condamnables, et sceller un pacte de gouvernabilité issu de cette conférence où tous les antagonistes politiques et leaders de la société civile s`engageraient comme garants des applications strictes et radicales des lois de la République. Parmi celles-ci, la peine capitale devant être considérée et établie, ce que nous évoquons avec beaucoup de souci, de peine et de dégoût, mais le caractère vicieux et pathogène de notre histoire politique étant ce qu`il est ; encore là, pour faire le poids face à la colonisation, les esclavagistes, l`ingérence étrangère et les intérêts mesquins divers de l`internationale, qui ne veulent prendre leur retraite, en gardant des pays comme Haiti sous coupe réglée ; de là il faut divorcer avec le statu quo, pactiser encore une fois avec le diable s`il le faut, comme le prétendent les ennemis de la nation au sujet de la cérémonie du bois caïman, et enfin ! pour aboutir à l`émergence de ce pays pour lequel trop de sang a coulé.

Tant que nous n`arriverons à réaliser ce plan de salut public, l`Etat haïtien et tous les gouvernements qui succéderont aux actuelles autorités placées et manipulées elles aussi par les forces anti changement, ces derniers demeureront passibles de sanctions expéditives.

Voilà en gros pourquoi toutes les élections, chefs d`Etat bien élus ou pas, ils sont toujours contestés et renvoyés par leur patron quand ils vacillent, ou par la population quand y en a marre.

Ceux qui voient plus loin que le bout de leur nez refusent d`obtempérer aux lois des baïonnettes, celles qui interprètent trompeusement la constitution au profit des apatrides et des malfrats, et iront jusqu`au bout de leur peine  » à tout jamais unis ».

Je Plaide

21 décembre 2018

Mike Joseph