Quoi de plus pour la révolution haïtienne en cours ?

QUOI DE PLUS POUR LE RÉVEIL NATIONAL ET LA RÉVOLUTION HAÏTIENNE EN COURS ?

Jovenel Moïse n’est qu’une plaie. Il n’est ni le mal ni la source du mal. Si nous ne sommes pas capables de dire à l’administration américaine de nous foutre la paix, le jeu ne vaut pas la chandelle ?

Quoi de plus ?

  • Des tanks, des blindés, des chars d’assaut ;
  • Des submersibles, des porte-avions, des hélicos sophistiqués ;
  • Des mitrailleuses derniers cris, des avions à réaction ?

Toute cette batterie de foutaise génocidaire, en apothéose à la misère, la honte, le déshonneur, la faim, l’exploitation, l’esclavage moderne converti en politique d’État, faisait-elle partie de nos conquêtes lorsque les nègres d’Haïti ont défié Napoléon Bonaparte et ses pairs ?

Ne sommes-nous pas assez confisqués, comme avant 1804, pour remettre en selle de nouveaux guerriers : Capois, Biassou, Toussaint, Dessalines, Geffrard, Boukman, Cécile Fatiman, Défilé la folle, et la triée ?

Que l’esprit de 1804 revienne sur l’Île, dans chaque foyer, pour chasser les ennemis de la liberté, celle de Jean Jacques Dessalines quand tout homme qui arrivait à fouler le sol d’Haïti devenait libre.

 

Il y a suffisamment de patriotes conséquents prêts à mourir pour garder en vie l’esprit de Dessalines. Et nous sommes capables de prendre en main le destin d’Haïti.

DEFI en toute sérénité joue sa partition et observe les courageuses avancées de l’opposition haïtienne face à l’inacceptable. La dernière censure de l’État haïtien appliquée contre le Président du Venezuela Nicolas Maduro, cette opprobre de la part de l`Etat haïtien qui a sali la réputation de notre peuple auprès des vaillants soldats de la République bolivarienne de Chavez, ne saurait nous laisser indifférent. De ce fait, DEFI réitère son appel à la mobilisation générale, aux côtés des forces de l’opposition haïtienne, pour le renvoi immédiat de Jovenel Moïse, et la mise sur pied de la Grande Conférence Nationale Haïtienne pour la conquête et l’érection d’un État haïtien digne des prouesses de Jean Jacques Dessalines et des va-nu-pieds de l’indépendance d’Haïti.

 

Ce qu’il nous faut de plus dans cette lutte entreprise depuis déjà près de trente cinq ans de conquête par les forces vives de la nation, c’est tout simplement un NON ! catégorique, ferme et définitif aux obstacles de toujours. Jovenel Moïse n’est que le symbole apparent du mal qui s’est dressé contre le peuple haïtien, une plaie béate sur un corps rempli de moyens et d`énergie. Il n`est ni le mal, ni sa source. Tous ! nous savons que le vrai ennemi c’est l’Aigle qui accapare nos droits et nos acquis, transforme notre vie à son gré à travers des pourritures à la tête de l’État haïtien et des gouvernements de parias. Il est temps de dire à l`administration americaine qu’Haïti ne sera jamais ce qu`elle veut qu`il soit, malgré leurs sales combines, mais qu’il restera toujours ce que veulent les haïtiens: Le pays de Dessalines.

La lutte pour le renvoi de Jovenel Moïse doit s’accompagner d’un rejet total de l’administration américaine et de ses alliés qui sont pour le peuple haïtien le ver dans le fruit. Tant que cette attitude et disposition ne sont pas adoptées par l’opposition haïtienne, le jeu ne vaut pas la chandelle.

 

Je Plaide, 31 Janvier 2019

Mike Joseph