Michel Martelly avait bien choisi son poulain

Michel Martelly avait bien choisi son valet. Il a trouvé chez ce dernier beaucoup plus que ce à quoi il s’attendait. A la place d’un fidèle serviteur il a hérité d’un robot sans cœur et sans état d’âme. Nous comprenons maintenant pourquoi ce dernier a été choisi au détriment de tous ceux qui auraient pu lui inspirer un certain attachement ou un peu de reconnaissance. Jovenel Moïse n’est peut-être pas ce que tout le monde pense de lui. Il faudrait maintenant bien plus que des analyses pour savoir à qui on a vraiment affaire. Il faut une investigation sérieuse sur cet individu. Si ma mémoire est encore bonne, seul un extra terrestre pourrait agir ainsi dans de telles circonstances. Peut-être même qu’à l’heure où on en parle, il a déjà laissé le pays à bord d’une soucoupe volante ou un avion supersonique sans que personne le sache, alors que des milliers de gens sont exposés à la mort. De toutes les façons, garder le silence en de si terrible occasion n’est pas l’oeuvre d’un humain. A moins que ce type là soit un autre spécimen, encore méconnu de la race.

Personne ne peut prédire ce qui va se passer dans les prochaines heures ou prochains jours. Il est vrai que la page est tournée sur le maintien de cet homme au pouvoir, mais qu’est-ce qui le retient encore s’il est toujours là ? A mon humble avis il n’y est plus physiquement, et quelqu’un est en train de nous jouer un vilain tour.

DEFI demande la preuve au directeur général de la police haïtienne et au ministre concerné, que le Président d’Haïti est encore vivant et se trouve sur le territoire national. Sinon, après un si long silence, la justice doit mettre l’action publique en mouvement et le disqualifier en tant que Président de la République d’Haïti. Idem pour le chef du gouvernement et ses ministres. Comment peut-on faire partie d’un gouvernement qui ne s’adresse pas à la nation depuis si longtemps au moment d’une telle crise ? Le premier ministre Céant, devenu subitement muet lui aussi, cet homme de discours et de circonstances choisi pour dénouer la crise, n’a t-il plus aucune marge de manœuvre ? Haïti a t-il perdu les pédales ?

Un peuple abandonné à son sort de façon aussi flagrante, et tué en plus parce qu’il cherche des réponses aux questions qu’il se pose, n’a plus besoin de feu vert pour nommer ses représentants. C’est devenu quasiment un cas de légitime défense. Que les hommes de loi se prononcent sur cette absence prolongée, ce silence osé des autorités haïtiennes. Il n’est plus question d’attendre la démission de Jovenel Moïse et les membres de son gouvernement. Il faut la prononcer juridiquement. C’est une affaire réglée.

Je Plaide
13 Février 2019
Mike Joseph