DE PAYS HUMILIÉ À PAYS RESPECTÉ


DE PAYS HUMILIÉ À PAYS RESPECTÉ QUAND AURONT LIEU LES ASSISES ?

Il suffirait d’un geste moral et politique, le signal clair du refus catégorique de se soumettre à l’inconcevable, envoyé au monde entier pour recouvrer dans un premier temps un peu de notre prestige national. De ce pas, toutes les voies s’ouvriront pour que le train d’exploration fonce décidément vers les avenues qui mènent au recouvrement des acquis historiques de la liberté collective, de l’indépendance et des valeurs traditionnelles haïtiennes.

Avec qui se feront-elles ces assises, et quelles sont les structures d’entretien préétablies ?

Les jours se suivent mais ne se ressemblent pas. De mal en pis chacun voit se défiler devant soi le spectacle morbide d’un sauve qui peut, d’une incrédulité aveugle, d’un bras de fer avilissant entre un pouvoir incompétent, arrogant et irresponsable, et une opposition incapable de déraciner le mal qui nous ronge tous. Jamais de la mémoire politique Haïti n’a connu telle dégradation. On se demande comment va t-on s’y prendre pour redonner son lustre de pays et de nation à Haïti, comme au lendemain des conquêtes de l’indépendances. Avec ces dernières déchéances sociopolitiques, économiques, morales, intellectuelles et diplomatiques, la remontée semble tellement ardue qu’on se demande s’il est toujours possible d’espérer pouvoir atteindre un niveau descent de dignité et de souveraineté nationale. Au point où sont rendues les aventures quotidiennes dans l’exploitation à outrance des resources de l’État haïtien, ressources mafieusement captées au vol par ceux qui ont la responsabilié de protéger et servir, impuissant devant tout ce désastre, chacun se demande que va t-il se passer dans chaque prochaine séance de vingt-quatre heures.

C’est vraiment horrible et insensé ce que nous vivons comme citoyens et peuple. Avec qui ? Que tout le pays se mobilise afin que Jovenel Moïse et ses ministres ne puissent quitter leurs résidences ou le palais national, jusqu’à ce qu’ils arrivent à épuisement et démissionnent tous. Ensuite, qu’ils soient tous traduits par devant la justice pour abus de pouvoir, violation de droit collectif et crime contre l’humanité. Il est encore temps pour nos hommes de loi, parmi les plus doués, de se bander les yeux, se couvrir de toge immaculée, et de servir la nation.

De ce pas, engageons immédiatement tous secteurs confondus, exceptés ceux associés directement au pouvoir, les procédures pour l’organisation de la (GCNH) Grande Conférence Nationale Haïtienne.

Je Plaide

25 Février 2019

Mike Joseph