OH NON ! 1986-2019, deux sœurs siamoises

La chasse à l’homme reprend son cours. Deux histoires qui se ressembleront dans leurs conséquences au fil du temps, mais l’une d’entre elles risque d’entraîner toute une catégorie sociale dans la géhenne. De la casse au déchoukage ; du crime crapuleux au père lebrun, le  »sauve qui peut » se fera à un niveau tel que la folie conviendrait mieux comme spectacle pour les auteurs et complices de la dilapidation des fonds Petrocaribe.

Serions-nous capables de revivre les atrocités de 1986, avec cette fois-ci un peuple assoiffé de justice, dénudé, indigné, qui a faim et réclame sa fortune dilapidée ?

Les erreurs commises sous les régimes des Duvalier, dont la première dame a signé le début de la fin par son extravagance face à la pauvreté, comme porter un manteau de vison dans un pays au climat tempéré et chaud, et tant de viscères malades provoquées par l’inconscience et le mépris, le ridicule venant s’ajouter à l’ignorance des nantis, c’était déjà un prélude au suivi annoncé par un Général , ne sachant que faire de cet héritage, avait choisi la voie de la bamboche démocratique. Forcé de faire face à l’évidence d’un glissement inévitable, impuissant, il a choisi l’exil pour ne plus revenir sur ce sol où les forces d’État sont au service de l’étranger. Livrée à elle même, la société a remis sa destinée entre les mains d’un prêtre, croyant que Dieu en lui pour l’aider à chasser les démons de la dictature. Celui-ci, Incapable de conjurer le péché mortel, il a fini par perdre le crucifix avec lequel il savait haranguer, et l’aigle l’a emporté au loin, depuis, il a donné sa langue au chat.

Au suivi, les mêmes erreurs se sont répétées, jusqu’à ce qu’un chenapan, un fou doué de nulle culture s’est donné des ailes et a porté le coup fatal à cette République qui se cherchait parmi les nations du monde. Celui-ci est allé si loin dans son mépris pour l’histoire qu’il a choisi, à son tour, comme l’avait fait le dictateur, un valet pour pérenniser son pouvoir alors qu’il n’avait rien à offrir que le fond de ses culottes. En comparant les deux adversités, n’y a t-il pas lieu cette fois-ci de s’attendre au pire ?

Le pire, ce DEFI lancé à tous, particulièrement à la communauté internationale qui n’a pas encore compris que Haïti est un pays avec lequel il ne faut pas jouer, nous réserve à partir de cet instant des secousses que nul ne peut imaginer. Jusqu’à tout récemment les haïtiens en général n’avaient aucune idée de la dimension du complot qui s’est tramé contre eux du côté de leurs vis-à-vis et des partenaires internationaux. Grace à l’informatique, ils ont pu déceler le vrai visage de l’homme et peuvent aujourd’hui comprendre qu’il n’y a aucune différence fondamentale entre le blanc et le noir, qu’ils ont tous les mêmes défauts et les mêmes qualités. Ils sont surtout menteurs et prédateurs quand il s’agit d’obtenir un gain , arrogants criminels et vicieux lorsqu’ils doivent défendre des intérêts surtout mesquins.

A partir de ce 09 Juin 2019, le deuil déjà quotidien parce que personne n’a appris des erreurs du passé, le signal est donné pour des nuits et des journées sans sommeil. Nul ne sera exempt dans ce branle-bas pour trouver coûte que coûte l’argent de PETROCARIBE, seul espoir pour le peuple haïtien de régler ses comptes une fois pour toutes avec ceux qui ne cessent de le tenir enchaîné. Méfions-nous ! car l’avenir n’est pas du tout ROSE.

 

Je Plaide

06 Juin 2019

Mike Joseph