De gré ou de force Jovenel doit partir

De la façon dont les prétendus élus haïtiens arrivent au pouvoir depuis l’occupation américaine de 1915, sauf quelques rares exceptions, aucun d’eux n’ont  gouverné en fonction de la résilience du drapeau national. Qu’il s’agisse du bleu ou du noir. Les deux derniers en date et en hérésie, sont la plus lourde hypothèque que la nation ait jamais subie depuis son indépendance. Voilà pourquoi ils n’ont aucun respect pour le peuple haïtien qui n’a pas encore trouvé la bonne formule pour éradiquer ce mal endémique, ingérence ou occupation, introduit chez tous les peuples noirs, au nom de l’esclavage.

La présence de l’ONU en Haiti est encore une fois, une occasion pour la nation haïtienne de sortir toutes ses cartes et jouer différemment le jeu politique. Cette fois-ci, l’ONU devra faire face à un mur de protection nationale pour compléter ses velléités internationales, particulièrement celles de l’administration américaine. Chacun sait combien les influences hégémoniques caractérisent la vocation des institutions nationales et internationales donc, l’histoire des peuples constitue une boussole pour les assemblées. Et c’est à partir de cette histoire, passé, récente et future, qu’elles projettent et prennent leurs décisions.

Cette déduction de leur part, apparemment et mathématiquement logique mais scientifiquement erronée, ne correspond pas pourtant à la situation haïtienne qui, dans son essence, n’est inscrite dans aucune logique. Un pays construit de l’esclavage, premier et plus grand crime de l’homme contre l’humanité, ne présente pas les mêmes caractéristiques que les autres pays de la planète qui, eux, sont nés libres. De ce fait, ce pays construit de l’esclavage subit des préjugés et des handicaps qui l’obligent régulièrement à crever des abcès récurrents que la mémoire n’oublie pas et ne peut oublier dans le temps. Que peut-on espérer de l’ONU, si on ne la force pas à regarder constamment le coté scientifique de son application, là où le bat blesse. Sous influence multilatérale, face à un monde géré par des intérêts purement capitalistes, la priorité de toute organisation internationale qui s’intéresse à Haiti, incluant l’ONU, c’est de maintenir le statu quo, tel que nous l’avons vu à chaque arrivée de l’ONU en Haiti. Qu’a t-elle apporté de bien pour Haiti depuis. Tandis que nous subissons la perte de nombreuses vies, pour un certain changement, cette nouvelle mission ne viendra que pour protéger ses acquis, consolider la position du pouvoir actuel et garder le peuple haïtien dans sa situation de misère chronique. Point barre !

 

Maintenant, passons aux choses plus sérieuses. Que faut-il faire face à une telle situation ?

Notre devoir éternel, en tant que peuple sorti de l’esclavage les armes à la main, c’est de toujours lutter contre cet état de fait, avec tous les moyens légaux, mécaniques, philosophiques, spirituels et intellectuels, afin de rétablir l’ONU dans sa fonction supposée, qui devrait être celle de faire la promotion de toutes les nations qui la composent :  » ORGANISATION DES NATIONS UNIES. » Cela veut dire que nous sommes une Nation à part entière, reconnue comme telle. Donc, nous organiser afin que nous soyons traitée comme telle. POINT BARRE !

Préparons-nous à recevoir l’ONU en tant que société libre, même si les faits disent le contraire. En dehors des cérémonies gouvernementales timides de part leur soumission, que la société civile accompagnée des politiques, s’arrange pour accueillir l’ONU en tant que voix réelle de la Nation Haïtienne au plus haut de sa forme, intellectuelle, humanitaire, et historique. Que chaque haïtien transporte avec lui le message collectif, à savoir que : Nous voulons une autre société, une société juste égale en droit à toutes celles qui composent l’ONU ; que pour ce faire, il faut :

  • Le départ de Jovenel Moise du pouvoir
  • Un gouvernement de salut public
  • Le procès Petrocaribe
  • La Grande Conférence Nationale Haïtienne
  • Un projet de société issu de cette conférence et reconnu intégralement par l’ONU et ses affiliés.
  • La reconnaissance absolue de la Diaspora haïtienne comme l’extension d’Haiti et unique force politique et économique externe. Donc, un ayant droit à tous les nivaux.
  • Rétablir au plus vite la monnaie haïtienne dans sa valeur réelle par rapport aux richesses de son sous sol.
  • Enfin ! pour une fois dans l’histoire, que le drapeau noir et rouge soit placé à coté du bleu et rouge, pour finir avec les complexes de sous-développés.
  • Qu’il n’y ait que trois grands partis politiques en Haiti, clairement identifiés par les tendances : DROITE, GAUCHE, ET CENTRE. Ceci sera discuté durant la Grande Conférence Nationale.

 

English version

The way the so-called elected Haitians have come to power since the American occupation of 1915, with few exceptions, none of them have governed on the basis of the resilience of the national flag. Whether it’s blue or black. The last two in date and heresy, are the heaviest mortgage the nation has ever suffered since its independence. That is why they have no respect for the Haitian people who have not yet found the right formula to eradicate this endemic evil, interference or occupation, introduced among all black peoples, in the name of slavery.

The UN presence in Haiti is once again an opportunity for the Haitian nation to pull out all its cards and play the political game differently. This time, the UN will have to face a wall of national protection to complete its international ambitions, particularly those of the American administration. Everyone knows that hegemonic influences characterize the vocation of national and international institutions, so the history of peoples is a compass for assemblies. And it is from this history, past, recent and future, that they project and make their decisions.

This deduction on their part, apparently and mathematically logical but scientifically erroneous, does not correspond yet to the Haitian situation which, in its essence, is not written in any logic. A country built of slavery, man’s first and greatest crime against humanity, does not have the same characteristics as the other countries of the planet that were born free. As a result, this country builds slavery suffers from prejudices and handicaps that regularly force it to puncture recurrent abscesses that memory does not forget and cannot forget in time. What can we hope for from the UN, if we do not force it to constantly look at the scientific side of its application, where the bat hurts. Under multilateral influence, in the face of a world managed by purely capitalist interests, the priority of any international organization interested in Haiti, including the UN, is to maintain the status quo, as we have seen with every UN arrival in Haiti. What good has it done for Haiti since then. As we suffer the loss of many lives, for a certain change, this new mission will come only to protect its gains, consolidate the position of the current power and keep the Haitian people in its situation of chronic poverty. Point bar!

Now, let’s move on to more serious matters. What should we do about such a situation?

Our everlasting duty, as a people who have emerged from slavery with arms in their hands, is always to fight against this state of affairs, with all legal, mechanical, philosophical, spiritual and intellectual means, in order to restore the UN to its supposed function, which should be that of promoting all the nations that make up it:  » ORGANIZATION OF THE UNITED NATIONS. » This means that we are a nation in its own right, recognized as such. So we organize ourselves so that we are treated as such. BAR POINT!

Let us be prepared to receive the UN as a free society, even if the facts say otherwise. Apart from the timid governmental ceremonies of their submission, that civil society accompanied by policies, arrange to welcome the UN as a real voice of the Haitian Nation at the highest level of its form, intellectual, humanitarian, and historical. Let each Haitian carry with him the collective message, namely that: We want another society, a just society equal in right to all those who make up the UN; that to do so, it is necessary:

. The departure of Jovenel

A government of public salvation

The Petrocaribe trial

The Grand Haitian National Conference

A society project resulting from this conference and fully recognized by the UN and its affiliates.

The absolute recognition of the Haitian Diaspora as the extension of Haiti and the only external political and economic force. So, one entitled to all levels.

Restore as soon as possible the Haitian currency in its real value in relation to the wealth of its basement.
at last! for once in history, let the black and red flag be placed next to the blue and red, to finish with the underdeveloped complexes.

There are only three major political parties in Haiti, clearly identified by the trends: RIGHT, LEFT, AND CENTRE. This will be discussed during the Great National Conference.

 

Je Plaide

27 Juin 2019

Mike JOSEPH