ZONE DE DÉFENSE STRATÉGIQUE DES DROITS CITOYENS.

ALLONS À LA RESCOUSSE DES DÉSHÉRITÉS DE TI BWA, LASALINE, GRAND RAVINE ETC.

DEFI vous invite à rejeter le terme péjoratif « zone de non-droit » pour le remplacer par ZONE DE DÉFENSE STRATÉGIQUE DES DROITS CITOYENS.

Ainsi seront désormais nommés, par DEFI, ces quartiers marginalisés, en attendant que le pays le fasse à son tour. Cette sorte d’autoflagellation ne fait plus partie de notre vocabulaire.

Celui ou celle qui honnêtement et sincèrement veut servir son pays, se prépare, se propose, s’accomplit et attend humblement son heure. Il / elle ne se tue pas et ne tue pas pour y arriver et y demeurer. A l’opposé, celui / celle qui se tue, tue pour y arriver et y demeurer, est un escroc et doit certainement rendre des comptes à la justice parce que quelque part il avait des intérêts cachés et est animé de dessein contraire aux vœux de ses concitoyens et concitoyennes ; en se mettant complètement au service de ceux et celles qui l’auront porté à compromettre les idéaux de son pays. Ce dernier cas de figure est bien celui de notre Président qui serait prêt à mourir pour son mandat au lieu de l’être pour son pays.

Ti bwa, grand ravine, martissant, la saline, etc. ne sont pas nécessairement des zones de non-droit comme les antipèps et les apatrides voudraient nous le faire croire. Ce sont plutôt des zones de défense contre le statu quo, qui luttent pour leur subsistance en attendant que les hommes comprennent la nécessité de se mettre au service de leur pays.

Ce ne sont pas des bandits, ce sont plutôt de courageux citoyens qui ont pris les armes parce qu’on ne leur laisse aucun autre choix. Pour quelques dollars on les a transformés en bandits, mais dans le fond ils sont des citoyens travestis qui essayent de survivre avec les moyens du bord. Regardons bien ce qui se passe aujourd’hui :

Un président qui refuse systématiquement de démissionner, malgré son incapacité à diriger, sous prétexte qu’il doit finir son mandat quitte à ce que tout le monde crève. Si je me trouvais sur le sol d’Haïti, incapable de manger, d’envoyer mes enfants à l’école faute d’argent, de nourrir ma famille, de vivre sous un toit, etc. je ferais pire que les citoyens de ti bwa, de grand ravine, de Lasaline etc. Je serais sans aucun doute le plus grand criminel de tous les temps, non parce que j’en ai le sang, mais parce que indigné des conditions dans lesquelles sont maintenus quinze millions de mes concitoyens et concitoyennes, par des autorités placées pour servir mais ne le font pas, totalement irresponsables, criminelles, apatrides et conspirateurs, et se servent eux-mêmes.

DEFI embrasse la cause des déshérités et demande à la Nation d’effacer le qualificatif « zone de non-droit » de son histoire et le remplacer par  »zone de défense stratégique des droits citoyens. » La mise en valeur s’impose.

Il y a sûrement parmi cette population défavorisée plusieurs individus qui commettent des actes répréhensibles, nous l’admettons ; comme partout ailleurs, surtout dans les hauteurs, là d’où l’on commande les pires atrocités. Donc, ces actions ne sont pas la marque de commerce d’une zone en particulier, elles se commettent partout dans la République. Que la justice prenne ses responsabilités et fasse preuve de discernement entre la politique du crime et les crimes de la politique.

Renversons la tendance et faisons de ces hommes et femmes qui luttent pour leur dignité, ce que vous et moi nous sommes loin de comprendre « tel quel » parce que loin de leurs conditions de misère absolue.

DEFI vous invite à rejeter le terme péjoratif « zone de non-droit » pour le remplacer par « zone de défense stratégique des droits citoyens. » Il y a là toute une fortune militante et révolutionnaire à sauvegarder.

Je Plaide
15 Octobre 2019
Mike Joseph