Le plus noble et second DEFI jamais réalisé depuis 1804

La nouvelle révolution haïtienne laissera une fois de plus sa marque victorieuse dans l’histoire du monde.

Faire du présent un succès, avec l’avenir de notre glorieux et stoïque passé, avec la victoire consacrée dans le document témoin des luttes pour notre indépendance et souveraineté : « Une baïonnette pour plume, le sang pour encre et la peau de l’ennemi pour l’écriteau. » N’est-ce pas là la raison d’être et le destin de la femme et de l’homme haïtiens ?

Un peuple issu de l’esclavage ne peut exister sans avoir constamment à l’œil ceux qui ont eu l’audace d’engendrer le plus grand sacrilège de l’histoire de l’humanité.

Ce sentiment de souche devrait être l’optique et l’essence par lesquelles s’engagent tous les combats entrepris au lendemain de la signature des forces vives qui ont donné naissance à Haïti.

La société haïtienne à travers l’instruction civique a manifesté beaucoup de vertu afin de consacrer ces acquis révolutionnaires, mais depuis près d’un demi siècle, elle s’est fourvoyée en laissant tomber l’étude de ce petit livre qui a tant procuré à nos plus fières générations d’hommes et de femmes intellectuels haïtiens.

Si aujourd’hui le pays a atteint le bas-fond, ne cherchons pas ailleurs la cause, elle est là : l’absence de l’instruction civique dans nos écoles.

En un mot, la révolution a perdu sa principale substance, dans le manque d’intérêt politique et social manifesté depuis cette absence.

De l’aliénation à l’aberration, il semblerait que le fossé s’agrandit, que sa nappe n’est pas encore atteinte et qu’il y aurait plusieurs étapes de plus à franchir jusqu’à la disparition des traces de l’indépendance d’Haïti et de ces héros , dont Toussaint Louverture , Jean Jacques Dessalines , Charlemagne Péralte étaient les plus grandes figures.

Quelle que soit la force de l’intervention étrangère, elle ne saurait être plus sauvage et contraignante que le fouet du passé. Aucun prétexte ne pourrait justifier la trahison des uns et des autres, la remise en question de tous ces sacrifices, l’état de soumission dans laquelle se trouve aujourd’hui le pays de Jean Jacques Dessalines. Combien de mort faudra t-il encore avant que revienne l’esprit révolutionnaire qui a chassé le démon de nos toits ?

À ce que vit la nation, prise entre l’enclume ( la trahison des élus) et le marteau ( la bêtise colonialiste et esclavagiste qui persiste toujours), comme le dirait Albert Camus, il n’y a aucun doute sur la revitalisation des nègres d’Haïti, malgré leur déficience alimentaire provoquée.

Protégé par le soleil des incas, de régénérescence en régénérescence, l’esprit de la liberté demeure un héritage sacré qui vaincra le désespoir des plus faibles et apportera de l’eau au moulin des plus forts, face à l’appétit vorace, gourmand, et l’esprit carnivore des vaincus de l’histoire.

Nous sommes prêts à mourir pour la liberté, l’indépendance et la souveraineté d’Haïti, notre seule et unique Patrie.

Cette mort sera la sève du monde en constante évolution, que ne peuvent s’inspirer les pervers de la création universelle. Celui ou celle qui ne le croit pas, paiera les conséquences de son incrédulité, quelle que soit sa nature.

Soyons prêts, hommes et femmes d’Haïti, à remettre en selle les idéaux sacrés de nos ancêtres. Une fois de plus l’histoire nous convoque en DEFI vers une seconde et déterminante victoire sur l’esclavage. « Les mêmes causes produisent les mêmes effets. »

De là où je suis, loin des yeux mais près de vos cœurs, toujours accompagné de guerriers indomptables qui surveillent et inspirent de l’au delà, j’avance à pas lent, mais soyez rassurés que chacun de nous pèse aussi lourd que l’effet d’un volcan insondable.

Il ne sera jamais trop tard pour bien-faire.

En avant !!!

 

16 Octobre 2019

Mike Joseph