« Ti Lili » : Ce sobriquet n’existe plus

Comme un ouragan qui observe le temps avant de foncer, la future première dame de la République d’Haïti, Madame Lilianne Pierre Paul, attend patiemment son heure. Et la foule est prête à acclamer celle qui a tenu tête à l’odieux.

Telle sentence, tel verdict seront les prononcés équivalents nationaux, rendus à Michel Martelly et par ricochet à Jovenel Moïse, pour avoir attenté à la pudeur de madame Pierre Paul, journaliste émérite de renommée internationale, femme de vertu civique au rayonnement politique dinosaurien.

On ne touche pas impunément à la réputation d’une Icône nationale sans payer chèrement les conséquences. Ce qui se dit au carnaval, reste au carnaval. Mais, quand les propos du carnaval sont issus et associés au palais présidentiel, et que ce palais devient à son tour la risée du monde, les retombées politiques sont mortelles et ne sont plus maîtrisables.

Fallait-il s’y attendre ?

Quand on ne connaît pas ses limites , qu’on va trop loin dans la bêtise, nul ne peut prédire ce que le ciel nous réserve.

Les haïtiens aiment bien s’amuser, mais pas au dépens de leurs idoles. Ils peuvent se laisser mener en bateau, jusqu’au point d’un retour obligé et forcent le marin à faire demi-tour pour corriger le tir. Ils ont aussi dans leur réserve beaucoup de munitions si le respect de leurs vœux n’est pas observé. Que l’on ne fasse pas d’eux des chaloskas.

En forçant l’ouverture d’un couloir qui se voudrait clos, le PHTK à travers ses deux mégalomanes ont favorisé l’entrée du serpent venimeux sur le territoire haïtien, ce diable à sept têtes écarté dans le temps. Le second des deux, autant piètre que le premier, Jovenel Moïse, est en train de payer les conséquences de ses inconséquences, de sa passivité, de sa complicité avec son homologue, Michel Martelly, dans ses pitoyables et scandaleuses dérives. Malgré sa faiblesse d’avoir accepté un tel patronage, le mal étant déjà fait, il était encore possible pour lui d’accéder à une certaine légitimité. Lorsque, sans retenue, il a continué de cautionner tout ce que fait ce patron malodorant, et qu’il ait choisi de soumettre le peuple à ses caprices, son arrêt de mort était déjà signé et le couperet était déjà parti.

La tête séparée du corps, il saute et se bat contre la mort, comme le coq, mais, bientôt, ces deux morceaux, dont la tête au regard livide ne sera jamais suivi , tomberont sur le parvis , froids, sans âme et sans vie. D’un autre côté, Michel Martelly et son cher sweet miky, celui-ci, mort et enterré depuis le dernier carnaval sur la Eastern parkway, ne verra plus du haut d’un char la multitude qui savait le suivre jusqu’au lendemain d’un jour gras, à une heure matinale controversée. Il pourra toujours s’amuser dans la folie de sa tombe, avec sa famille de dévergondés, mais il ne sera plus adulé dans la bêtise par ce peuple mis à genoux dans les rues, dans les foyers et dans la prière. Depuis qu’il s’est rendu compte d’avoir été berné par un fou devenu président, monsieur l’ex président toujours en exercice , Jovenel Moïse  l’ayant suivi jusqu’au bout, Il ne lui reste qu’une chose à faire,: Rejoindre sweet micky dans son éternel sommeil.

« Aux grands maux, les grands remèdes » la Nation en a grand besoin.

Aucun adieu , aucun regret . Malgré tout, vous deux, reposez en paix. Salauds ! Comme il est dit, que la cinquième génération paiera les conséquences de nos inconséquences quand nous commettons un crime ; que malgré tout votre famille soit épargnée.Tel est le vœu de la première Nation noire du monde. Celle que vous avez tant humiliée.

Mme Pierre Paul, « À tout seigneur, tout honneur. » Bienvenue sur l’Estrade nationale. Nous espérons vous voir bientôt sur le balcon présidentiel et sur l’histoire, parmi ceux et celles qui ont déjà essayé, qu’ils aient réussi ou non, là où les grands et les premiers citoyens savaient se faire honorer par les foules en quête de secours.

Je Plaide

01 Novembre 2019

Mike Joseph