IL NE RESTE QUE PAYS

IL NE RESTE QUE PAYS

Et les hommes, que feront-ils de ce bien, de leurs droits, de leurs devoirs, de ce trésor ? Iront-ils puiser à la source le courage qui leur manque ? Désormais, que feront-ils ?

C’EST LE MOMENT D’AGIR

Il ne sera jamais ni trop tôt ni trop tard pour bien ou mieux faire à ce point de décalage.

À ce stade que les jours sont plus difficiles que jamais, les voix d’outre-tombe dictent le chemin à suivre.

DEFI, au front, sur la route de l’espoir, sonne et claironne le lambi du courroux pour que commence le grand rassemblement des forces de résistance.

Comme jadis, lorsque les gueurriers se préparaient pour une grande aventure, dans nos pérystiles de souffrance, face à la menace et aux dépourvus qui nous accablent, à notre tour de danser. Montée par tous les lwas, ceux d’Afrique et ceux d’Haïti, la terre d’Ogou féraille compte sur ses entrailles pour défendre le patrimoine. Cette danse ne sera pas comme celle qui se fait à l’accoutumée. Elle se fera avec les plus nobles guerriers.

Vous et moi, contraints de nous battre contre tous les maux de la terre, en plus du plus grand mal de ce siècle, le Covid-19, nous devrions être conscients que personne d’autre que nous-mêmes ne trouvera de remède.

À ce chapitre de l’histoire, il est tout à fait indiqué que des moyens ultimes soient appliqués pour contraindre ce revers à demeurer stérile. Toutes les options sont à monter.

Que nos toux contagieuses se transportent vers ces laboratoires malsains, les palais de ce monde pervers, ces palais de la honte, celui d’Haïti en particulier où se trouve le virus le plus mortel engendré dans les veines de notre bicolore. Dans cette enceinte de douleur, ce symbole du pouvoir colonial, ces pestiférés ont atteint le stade cruel de bourreaux et n’ont que faire de nos vies. Ils se préparent déjà à exécuter l’ordre de leur patron: le vaccin !!!

Ne sommes-nous pas forcés de nous battre au moins avant de mourir ?

S’il existe une noble folie, qu’elle soit celle de la danse face à la mort.

A la façon déjà vécue, quand on sait que celle-ci est déjà sous nos pas, suivons les traces de ceux qui ont longtemps avant traversé leur destin le flambeau à la main. OUI J’AI ENVIE DE DANSER AVANT DE MOURIR !

Qui aurait le goût, l’envie, le courage et l’audace de prendre siège?

Au palais des sans-soucis, construisons un autre pouvoir, un vrai pouvoir, un autre symbole, moins grandiose que celui de la honte mais immaculeusement plus noble en mémoire. Ce sera l’oeuvre de nous tous.

Combien sont déjà morts et entérés ? Tant d’autres meurent chaque jour, et plusieurs mourront, du simple fait que des laquais ne comprennent et ne comprendront jamais la nécessité d’être authentiquement haïtien et de passer le témoin quand il le faut afin de pérenniser la gloire et l’exploit. Les résultats sereins qu’ils ont la responsabilité de donner ne viennent pas et viendront point dans de telles conditions. Qu’attendons-nous alors ? C’EST LE MOMENT D’AGIR. J’ai envie de danser avant de mourir.

Doué de bon sens ou non, victime héritière des exploits de la liberté, les circonsatances atténuantes de l’ordre mondial pointent sur chacun le vaccin de l’extermination.

Le Talisman du vainqueur parle d’immortalité dans chacun de ses paragraphes. Il ne s’effacera pas.

De cet entêtement de la part des infidèles, ces hommes programmés qui veulent à tout  prix garder le peuple haïtien  enfermé dans son histoire figée, sortons le venin et reprenons le chemin tel qu’il était tracé.

La nature ayant horreur du vide fera naître en chacun un autre Spartacus.

Tant que des modèles plus articulés de citoyens et citoyennes honnêtes ne seront pas méticuleusement choisis pour représenter la nation, les titres ne seront que poussière pour ces vampires humains. Ces vendeurs de Patrie. Nos éternels ennemis.

Vive Haïti !

Je Plaide

13 Avril 2020

Mike Joseph