Au Palais des ancêtres

DEFI

En plus de ce que nous sommes, une alternative est possible:

LE PALAIS DES ANCÊTRES

En dehors d’Haiti, loin des rives , les haïtiens devraient pouvoir faire la différence dans l’alternative autour d’un projet  global de mise en oeuvre d’une société réussie, avec tout ce que cela comporte vu les moyens qu’ils ont à leur disposition. L’organisation de cette collectivité pour le bien commun et le bien-être collectif ne serait pas si compliquée si un seul parmi les riches haïtiens voudrait faire le geste garanti du don de soi au profit de toutes et de tous.

Pourquoi un riche ?

Tout simplement parce que les riches ne s’impliquent pas dans la politique de front mais s’organisent seulement dans la politique de fond qui ne sert que les intérêts des oligarchies. La seule fois qu’un riche avait ouvertement supporté un leader haïtien dans la politique de masse, de front, c’était avec Jean Bertrand Aristide. D’un côté on a vu les résultats spectaculaires de cet indispensable support, et de l’autre on a vu les conséquences malheureusement dramatiques de cet effort. Est-ce que cela voudrait dire que ce serait toujours le cas ? NON !

Vouloir servir son pays est une décision respectable dans tous les cas de figure. Ce qui porte malheur, c’est la façon de le faire. Comme dans toute autre disposition quand les bons moyens ne sont pas mis en selle.

De tous les temps, la politique a toujours été un jeu d’intérêt, de pouvoir, de manipulation, de compromis, de coquins et de rapaces. Cela voudrait-il dire pour autant qu’il n’y aurait pas moyen pour homme honnête de faire la part des choses et de sensibiliser les autres aux affres d’une population en détresse comme celle d’Haiti ? Là où le bât blesse, c’est que l’esprit de sacrifice n’a jamais franchi le seuil de la répartition des richesses, de façon adéquate, dans le respect des normes de civilité, afin que l’homme haïtien en tire des bénéfices exponentiels.

Ce qui se passe dans la mémoire de l’homme haïtien est hors de présentation. Les prouesses accomplies durant les moments les plus cruels de son existence font partie d’un héritage qui se cherche et ne se retrouve pas. Tous les efforts déployés jusqu’à présent n’égalent même pas à peu près un dixième de ce qu’il a fait pour gagner sa liberté dans le temps.

Entre hier et aujourd’hui laquelle de ces deux enveloppes, de ces deux cages, de ces deux périodes d’étreintes psychologiques matériellement asphyxiantes, à tous les points de vue, serait par comparaison la plus difficile à résoudre : l’époque palpable de l’esclavage et des travaux forcés, ou celle d’aujourd’hui quand tout un chacun est soumis à l’occupation déshumanisante malgré le droit constitutionnel à la liberté?

L’esclavage étant résolu dans la forme, ne devrions-nous pas savourer pleinement dans le fond les fruits de nos efforts et sacrifices, sur cette Île, dans une république où tout homme qui y réside devient automatiquement libre devant la loi ? Est-ce le cas ?

Pour compenser les torts que nourrit l’État haïtien, garde-fou des colons esclavagistes, une société alternative doit voir le jour.

Celle-ci devrait avoir pour référence la mémoire des glorieuses de l’indépendance d’Haïti, symboliquement exprimée dans un projet de société dont le sigle serait le suivant: LE PALAIS DES ANCÊTRES.

On devrait y trouver l’image de l’Empereur Jean Jacques Dessalines aux cotés des figures de proue des va-nu-pieds de notre histoire; et suffisamment d’éléments qui la caractérisent (logo).

En parallèle, voici sur canevas temporaire à quoi ressemblerait le format projeté :…Le projet de société, à partir d’un regroupement de tous les projets sociaux en cours et à venir,  devrait être géré concrètement par les membres de cette autorité civique et serait désormais l’affaire des haïtiens de la Diaspora.

LE PALAIS DES ANCÊTRES serait l’un des incentives accordés aux élites haïtiennes pour l’amélioration des conditions de vie du peuple haïtien.

Tous ! AU PALAIS DES ANCÊTRES, la mémoire collective, l’alternative ponctuelle aux débâcles politiques, sociaux et économiques d’Haïti.

 

Je Plaide

29 Avril 2020

Mike Joseph