ENTRE L’ENCLUME ET LE MARTEAU

Entre l’enclume et le marteau, que fait César dans son royaume?

La vie, ce mur de clous qui ne se parlent pas et se confinent à la gueule de bois, effrayés de recevoir le coup de marteau lorsque souffle le vent, est à ce jour le toit sous lequel tout se meurt, qui du ciel assombri s’effondre sur nous tous.

Quand l’un d’entre les clous se lève pour crier son effroi, les autres fous de rage ont tellement peur qu’ils se mettent la ceinture, terrifiés de faire les frais d’une telle posture, de payer le prix d’une contravention distribuée au hasard.

Celui-ci lève la tête, parle haut et fort et s’attire la foudre; tout le reste se cache et déchaîne de torpeur la colère du marteau. Ils auraient dû parler car le nombre s’impose, quelle que soit sa valeur, au profit de nos droits.

Le maître puissant, qui ne l’est que d’armure et non de cause réelle, ne le serait plus si tous se révoltaient contre son escroquerie.

Mieux vaudrait prendre le risque de tout dire au vœu d’anéantir la peur, que de garder le silence et mourir de chagrin.

La colère dans son nid se pare de silence jusqu’au jour de frayeur à son tour, qui lui donne son élan. À son heure de réveil, à cette heure d’ouragan, le maître absolu des lieux désemparés est aussi vulnérable que chacun de ses clous, comme Moïse l’a été lors de son périple pour les dix commandements. Au retour triomphant, ayant en main l’ardoise sacré, il avait fini par convaincre qu’il était bien l’élu. Mais celui qui le remplace dans nos murs, ce César imposteur, portant le même non mais non la même carrure; ce fieffé menteur et grand blasphémateur sans honneur ni mérite sur le trône, sans couronne, il n’est point reconnu par le Dieu d’Israël et ne l’est point non plus auprès du peuple élu.

Aucun de ses prescrits ne reçoit d’attention, tellement il a menti depuis le premier jour, voulant faire croire à tous qu’il allait les conduire sous peu au mont des oliviers.

De ces piqûres d’abeilles dont il a le secret( le marteau), qui nous expédient tous aux portes de l’enfer, de ce virus monté dans un laboratoire qui confine à l’enclume et fait craindre le pire, quelle est notre défense quand l’espèce en son entier est ci-gît menacée d’extinction ?

Et Dieu enfin ! que dira t-il bientôt de tout ce mal du siècle, à ces peuples pourchassés depuis la création qui remplissent jour et nuit les églises de prières autant qu’au fond des tabernacles qui n’offrent plus d’espoir.

ENTRE L’ENCLUME ET LE MARTEAU QUELLE EST NOTRE DÉFENSE.

Marquons le pas sur la pelouse sèche en ce 18 mai, tous les 18 mai, jusqu’à ce qu’elle redevienne verte comme aux jours des aïeux. Car pour un nouveau César, le palais très bientôt, à nouveau, fera de nouveaux deuils.À  César ! ce qui lui revient de cause.

Je Plaide

10 Mai 2020

Mike Joseph