DEFI AUX MARRONS : ni à Trump ni à Macron

La vie n’est plus ce qu’elle était, et elle ne sera plus jamais ce qu’elle a été.

Profitons-en, nous les éternelles victimes, pour qu’elle ne redevienne plus ce qu’elle a déjà été depuis plus d’un siècle.

La seule façon de le faire, la seule voie de survie pour toutes et pour tous, pour le moment, à qui veut bien l’entendre, c’est de mettre les bouchées doubles, de laisser ce paradis couvert de nuages épais, pendant que les maîtres du monde sont embêtés et pris dans leur propre filet : le racisme génocidaire.

Ils ne sortiront pas indemnes dans ce labyrinthe. Leur calvaire durera presqu’une éternité.

Pour nous marrons, bien entendu celles et ceux qui se reconnaissent de souche dans cet héritage, la porte de sortie se trouve encore une fois loin des domaines du maître, dans les montagnes d’Haïti ; le seul refuge, notre seul recours, le secours idéal ; l’ultime sanctuaire, en ce temps de coro…vi…, excusez mon lapsus, de corrosion viscérale.

Les jours pour les populations noires du monde sont désormais comptés si elles ne prennent au sérieux les menaces de destruction massive annoncée.

Ces détraqués mentaux ne vont pas lâcher prise. Ils ne sont pas de nature à changer leur fusil d’épaule, quand la cible est à la portée et demeure vulnérable et distraite. Rien ne les portera à voir les choses autrement. La guerre, la destruction, l’accaparement des ressources planétaires sont leur raison d’être. Et plus tard, si rien ne les arrête, le ciel finira par devenir leur prochain butin.

Le moment est venu pour chacun de faire ses valises et d’entreprendre la « MARCHE DU RETOUR. » Un retour prononcé, vers la liberté, pendant que les vautours sont pourchassés dans leur tanière. Trump et Macron sont tous les deux très préoccupés, c’est le moment de nous occuper de nous-mêmes et de porter le coup ultime à leurs protégés, aux réfractaires, ceux qui malgré notre soif de justice, d’eau et de liberté, refusent de laisser le siège du palais national d’Haïti, symbole de nos luttes ; sous prétexte qu’ils ont obtenu un mandat.

Cinq ans, dix ans de mandats sans résultat, contre l’opprobre, la faim, la saleté, la misère, la honte et l’insouciance.

Le peuple haïtien réclame le pouvoir et demande aux auteurs de sa déchéance de vider les lieux. Il n’est plus question de légitimité pour celui qui n’a pas su entendre ses cris et répondre à ses besoins.

Ce que nous sommes en train de voir n’est pas seulement la fin d’un temps, c’est la fin des temps.

Pour les incrédules, celles et ceux qui ont cru ou qui croient encore que viendra le jour où tous les hommes seront unis selon la volonté de Dieu, vous devriez être les premiers à faire vos valises. Et malheur à vous si vous persistez à le croire.

La nature réclame ses dûs. La planète ne cesse de revendiquer ses droits. Les hommes ont atteint ce degré de folie qui leur enlève le droit de pérennité.

Inévitablement, très bientôt, les pensions, ces primes de retraite seront coupées; déjà, les hôpitaux n’inspirent plus confiance à la couleur de notre peau. Toutes les raisons qui nous tiennent encore attachés à la glace de ces pays industrialisés tombent petit à petit. Qu’attendons-nous ? le sauve qui peut pour décider de l’avenir ? Encore une fois nous sommes en retard sur le rendez-vous avec l’histoire. Hier il était minuit moins le quart, le génocide est déjà commencé; bientôt il sera minuit, un autre jour va commencer. Vous croyez toujours que vous serez épargné du mauvais sort ? Souvenez-vous de Sodome et de Gomorrhe. Ceux qui n’auront pas eu le temps de s’enfuir deviendront des statues de glace. Quelle triste fin ! Encore plus macabre et effrayante que les tortures et les menaces de l’ordre nouveau. Vous aurez été averti et conseillé.

Je Plaide
04 Juin 2020
Mike Joseph