VEILLÉE PATRIOTIQUE DE DEFI

VEILLÉE PATRIOTIQUE DE DEFI TOUS LES VENDREDIS AU CHAMP-DE-MARS

A COMPTER DU 19 MARS 2020

Les militants du Champ-de-Mars, en guenille ou en cravate, issus de toutes les classes sociales du pays, dont le verbe s’exalte à crier la douleur du peuple haïtien face aux dérives conjoncturelles et structurelles, face à la démission ou à la fatigue des plus doués, ces militants risquent la folie à force d’utiliser les vertueux repères de pavé, de parois et d’armoiries devenus obsolètes dans le temps. Cette jeunesse qui refuse de se laisser faire, comme tant d’autres avant elle gratuitement anéanties dans les mêmes circonstances, elle est arrivée à reconstruire cette plateforme politique en petit format, le Champ-de-Mars, sur le plan intellectuel et idéologique. Malheureusement dans son périple, de son pénible accoutrement, de sa situation de miséreux ses alliés naturels, ceux qui constituent la réserve de la classe moyenne asphyxiée, regardent ailleurs au lieu de réinvestir et de chercher en elle leur savoir, leur véritable et incontestable identité.

À ce stade, avant que le Champ-de-Mars devienne la proie des fous au pouvoir, avant que ses militants soient pourchassés sous prétexte qu’ils sont polluants à cause de leurs costumes ou habits de parias, DEFI crie au secours en leur faveur et demande à celles et ceux qui ont encore un peu de bon sens et qui gardent en eux les souvenirs de ce passé glorieux que les va-nu-pieds de l’histoire ont tissé jusqu’à nous procurer le drapeau national sous lequel nous sommes moins humiliés en tant que peuple devant les nations libres du monde, de souscrire à leurs requêtes.

Ce sont ces mêmes démunis qui nous ont légué ce patrimoine dont nous sommes tous fiers. Illettrés à l’époque mais plus dignes que toutes les générations qui les ont suivis, quand le moment était venu, comme aujourd’hui, ces va-nu pieds avaient choisi l’enclave idéologique, cette parterre mystique à nulle autre pareille, le bois-caïman, leur Champ-de-Mars de l’époque, pour se débarrasser des vautours et nous donner une Patrie.

Aujourd’hui encore, malgré les frustrations, les abaissements, les agressions de toutes sortes de ceux qui ne cesseront jamais de voir en nous leurs bêtes de sommes, ces va-nu-pieds du jour arrivent à peine à nous inspirer de leur dignité, de la liberté réelle, de la grandeur d’âme contre l’esclavage déguisé, avec, cette fois-ci, la différence que ceux qui jouent directement le rôle de bourreaux sont de la couleur de notre peau.

Frustrés d’être à ce point trahis, les militants du Champ-de-Mars, à partir des quartiers où la jeunesse haïtienne @ grandi, ont pris le taureau par la queue, faute de pouvoir le prendre par les cornes, pour lui montrer le chemin de la broute.

Chers concitoyens et concitoyennes, allons-nous laisser périr cette génération qui espère tant de votre souffle pour ne pas mourir dans l’indifférence et l’asphyxie ?

Admirons donc, de loin et de près, le courage de Champ-de-Mars, et en même temps joignons le geste au sentiment, celui par lequel nous nourrissons la famille dépourvue, autant captive de l’ignorance et de la méchanceté des bourreaux de l’occident. Nous leurs sommes doublement frères et sœurs.

Un peu de ce qui leur manque ferait le travail que nous souhaitons tous et toutes : Remettre la pendule à l’heure. Souvenons-nous de Capois et avançons.

Supportez avec DEFI, le mieux que vous pouvez, leur cause qui est aussi la nôtre, en contribuant à l’objectif noble d’atteindre $ 1.000.000.00 pour ce que représente l’action au Champ-de-Mars, désormais le lieu réel du débat révolutionnaire et des espoirs.

Faire ce geste signifierait que les jours ne sont pas comptés pour cette jeunesse en très grande difficulté.

Merci.

Je Plaide

15 Juin 2020

MIKE JOSEPH