DEFI est ton nom, Haïti Thomas

Sur les traces de ses plus vaillants guerriers, ceux qui ont échoué après avoir triomphé sur le front, l’Ile s’est recousue au nom des indigènes Taïnos et des expatriés africains perdus au fond des océans. Par la voix de leurs esprits immortels, deux noms prononcés différemment dans deux langues différentes, mais qui signifient la même chose (Miguel et Michel, Francisco Philippe et Joseph), se fondent dans une vision commune pour faire d’Haïti la nouvelle Patrie de tous les haïtiens.

Cousu de fil noir, le drapeau bleu et rouge rendu sur les dalles, loin de son mât,  se voudrait alternant au profit du noir son profil jumeau, dont le rouge persistant témoigne leur parenté, leur origine, leur appartenance et le contenu.

Du sang versé de nos pieux et de ces nombreux va-nu-pieds; de ce fluide et chaud sérum universel toujours vivant au socle, les racines du passé glorieux revivent encore malgré tant de méfaits. Car, si les plantes et les arbres savent revivre après tant d’hiver, les hommes peuvent survivre au delà de leurs misères.

Aux moments les plus sombres provoqués par le vent de l’Occident, la couleur d’ébène a tenu sa parole comme source d’inspiration pour l’homme face au destin. Quoi que l’on dise, quoi que l’on fasse, l’origine de la race ne s’éteindra pas.

De la traversée, en chemin parcouru, les survivants parmi des milliers de naufragés, marqués de sévices et au fer blanc brûlant, se souviennent encore et pour toujours des plaintes désespérées de leurs frères et sœurs trépassés, de leurs cours de tribus africaines disparues entre temps.

Héritiers de ces cris de douleur sans fin, Nous voilà ici, Miguel et moi, devenus un, étendard de connivence heureuse au profit du bien-être, où trop d’hommes ont péri au nom de la liberté. Cette liberté invincible qui s’est prononcée une fois et le fera toujours dès que souffle trop fort le vent de l’Occident.

Cet esprit de nous deux consacré sur cette Île veillera à ce que l’âme de tout un chacun demeure inaltérable et ne se laisse plus conduire par le mal viscéral introduit entre nous.

L’un de nous un beau jour s’est exclamé ainsi à la fin de son discours :

Dumarsais Estimé (@DumarsaisEstime) | Twitter<<Si, bergers du troupeau, nous nous en constituons les loups; si, gardiens de la maison, nous nous faisons les voleurs qui la brisent et la pillent; si rebelles au meilleur de nous-mêmes, nous manquons à nos engagements solennels, alors il sera temps d’entrer en jugement avec nous et de nous demander des comptes.

Mais je sais que nous sommes en route pour une meilleure et plus forte et plus fière Haiti.

C’est notre désir.

C’est notre but.

Que Dieu nous soit en aide.>>;

 

L’autre à 8 h pile chaque matin reprenait son chapelet :

Décès du président haïtien François Duvalier | Perspective monde

« Je jure devant Dieu et devant la nation, d’en être le gardien intraitable et farouche… »

 

Aucun des deux n’a menti dans l’application de son discours, mais ils ont quand même échoué.

Cherchons ensemble la cause de ces échecs et appliquons-nous à la censurer jusqu’au delà de nos frontières.

Ce n’est plus un seul homme face aux dépourvus. Ce sont deux et plusieurs à l’assaut d’un destin inhumain.

Il est temps d’entrer en jugement avec nous et de nous demander des comptes.

Mesdames, Mesdemoiselles et Messieurs, jeunesse d’Haiti, désormais la parole et l’action sont à vous.

DEFI 14 Juillet 2020

Michel Joseph, P-DG fondateur

Miguel Francisco Philippe, Secrétaire Général