L’INSTINCT DE CONSERVATION : Tous les hommes ont peur

 »Cette expression est née au XVIIIe siècle des écrits de Jean-Jacques Rousseau autour de l’État de nature, pour identifier l’amour de soi qui pousse les hommes à se préserver et à survivre au milieu de la société. »

Afin de justifier de part et d’autre les raisons qui poussent l’homme à se battre contre nature contre la peur, je propose de regarder de plus près sa faiblesse, sa force et son imperfection face la création universelle. Allons droit au but : le racisme.

Tant qu’existe la peur, le racisme ne disparaîtra pas. La peur de l’autre, par ignorance, par complexe ou intérêt mesquin, est un fait inaliénable qui de part et d’autre survivra dans toute circonstance pour l’éternité. Sauf bien entendu, comme le souhaitent les croyants, s’il arriverait en vérité le retour attendu du Christ, le sauveur de l’humanité.

Cette espérance  »tous azimuts » fait partie de l’état mental de l’homme assujetti, qui ne jure que par ce retour, son seul atout, sa réelle force dans la vie de tous les jours. Faudra t-il attendre une éternité de générations, même dans la tombe cet homme croira encore et serait disposé à attendre ce retour de Jésus. Car il n’a pas l’étoffe de vivre de par lui-même.

Prenons pour exemple l’esclavage. Comment comprendre ce réflexe des racistes qui,  par  jugement de valeur s’accompagne de haine, de torture et d’interminables atrocités, dure depuis si longtemps sans un retour de l’ascenseur, si l’esclave dans sa mentalité n’avait pour repère que simplement l’espoir de vivre dans un monde meilleur au nom de Dieu. Cet individualisme anti-collectivité dont souffre le sujet de nature esclave le condamne à ne jamais trouver la force nécessaire pour renverser cette tendance au racisme pratiquée par les forces de l’exploitation que l’on trouve du coté des hommes devenus avec le temps purement matière.

Pour conserver la vie, quelque soit le coût à payer, l’esclave se laisse faire et n’ose défier l’agresseur ; pour conserver la vie, sa vie comme il l’entend, le raciste, le colon est prêt à tout pour maintenir l’esclave dans sa position de sous-homme, dans son illusion, par peur de se commettre selon sa croyance universelle. Car malgré tout lui aussi il croit en l’existence de l’être suprême mais pas de la même manière que l’homme noir ou tout autre sujet qui ne voit pas la vie à sa façon.

Donc, pour finir, l’instinct de conservation est un facteur universel chez l’humain mais pratiqué de deux façons: soit rationnelle chez le raciste d’une part, soit irrationnelle chez le sujet à tendance esclave, donc soumis, d’autre part.

Etant donné que la nature a horreur du vide, espérons que la providence se charge de cette anomalie, de cette contradiction universelle de la création, et prenne en charge les doléances des plus faibles afin qu’un jour les hommes vivent avec moins de souffrances.

Forts de leur perception, de toute évidence les racistes eux ne croient pas dans la venue ou à un retour du fils de Dieu, ce qui fait la différence entre les hommes. Sinon, ces enfoirés seraient moins enclins à tenir la dragée haute aux éternelles victimes du racisme.

Tant que la religion est de mise l’homme noir ne sortira son marron du feu.

 

Je Plaide

20 Juillet 2020

Mike Joseph