TRÈS BIENTÔT ON DIRA

Très bientôt on dira « il était une fois, cela fait déjà deux cent dix huit ans … ».
 
2022 c’est pour demain. À quelques cinq cent…jours, date à laquelle un nouveau régime politique et gouvernemental devrait voir le jour en Haïti, d’ici là les choses auront pris une autre allure, grâce à l’esprit créatif des plus doués de la race; tandis que plus d’un disent que tout espoir est perdu pour un avenir meilleur. Quelle ineptie. Seuls les abrutis pensent ainsi. Le devoir de tout homme c’est de lutter et de ne jamais baisser le pavillon devant l’adversité, quelle que soit sa forme ou sa puissance.
 
Chacun se complaît à dire des choses qui n’encouragent pas la denrée, sans, au moins, lever le petit doigt pour faire la différence. La langue étant devenue pour nombreux plus longue que tout autre organe cérébral, ils sont pires que ce qu’ils critiquent, soit l’état lamentable du pays où ils sont nés. Pendant que leur courage est vendu à rabais dans les sociétés où ils se croient illusoirement à l’abri, ils se plaignent de la corvée des haïtiens demeurés prisonniers sur cette Île, pour lesquels tout est à faire ou à refaire. Mettez-vous au travail ! car il est dit que « Les derniers seront les premiers… »
 
En vérité, si les hommes n’ont pas encore compris qu’il est temps de participer dans tout ce qui se fait pour refaire Haïti, cette Haïti que nous aimons toutes et tous, ils le regretteront amèrement car chaque jour est compté pour eux, à la baisse, dans cette civilisation qui a perdu le contrôle de ses engins.
 
Bien avant Civid-19 les relations interraciales étaient déjà tendues entre les communautés d’accueil et les communautés visibles. Avec le coronavirus les choses ont tellement changé que les réflexes de confrontation, contre l’homme noir en premier, sont à fleur de peau. L’heure n’est pas à la plaisanterie. Il s’agit de toute évidence des options de risques élevés pour celui ou celle qui attend de la compassion malgré les énoncés audibles et déclarés des auteurs habituels de crimes contre l’humanité.
 
D’une part, pour la vie et la survie Haiti est et demeurera la terre Patrie ; d’autre part, pour la mort certaine, tout pays d’accueil est susceptible d’apporter de grandes désillusions.
 
C’est maintenant qu’il faut se serrer la ceinture, se donner la main, joindre les coudes et pressurer les détenteurs de pouvoir en Haïti afin qu’ils laissent le champ libre à ceux et celles qui ont la capacité de bien faire et d’apporter de l’eau à ce moulin en panne, tout en changeant ses pièces rouillées, tant qu’il n’a pas servi.
 
Avec des doigtés adroitement caressés. ils ne pourront pas tenir tête à la détermination. Ce n’est plus à qui mieux mieux ni à la passivité qu’ils ont à faire. La mort en face, quand il n’y a pas d’issue, le nègre haïtien sait se métamorphoser en marron pour redevenir le héros que l’on connait.
 
À chacun de décider entre ces deux options laquelle choisir. Montrez-vous intelligents dans cette adversité conçue pour éliminer ceux que les maîtres du monde considèrent pour des cibles, des indésirables, et armez-vous de courage pour affronter ce dramatique destin. Dieu vous le rendra.
 
Je Plaide
27 Juillet 2020
Mike Joseph