LA BREBIS ÉGARÉE devenue berger

À quel point peut-on reprocher à Michel Martelly, cette brebis égarée, ce monstre d’entre les racailles, ce qu’il est en train de commettre au nom de la République d’Haïti ?

Depuis trop longtemps les modèles de référence qui autrefois faisaient notre fierté ont disparu de nos annales. Les souvenirs précaires de la féroce dictature des Duvalier demeurent encore assez vivaces dans la mémoire collective. Cette dictature jouit jusqu’à ce jour de seule référence autoritaire dans l’histoire de l’anarchie révolutionnaire de cette république en deuil depuis la mort de l’Empereur Jean Jacques Dessalines. À remarquer, ce sont toujours par décennie que les sosies des traîtres se réclament d’appartenance politique, au même titre que l’Empereur, et font leur apparition dans le décor, mais sans l’égrégore national et sans vertu appropriée. Dés leur rentrée en scène, à nu comme ils viennent, ces bâtards auraient dû être conjurés. Mais faute de convergence sociale et de constance politique non encore réalisées par une population constamment combattue par de puissants ennemies, ceux qui lui ont tellement voulu d’être le défenseur et libérateur des peuples noirs du monde, les colons, avec la complicité des bourreaux et des traîtres nationaux, sous d’autres formes arrivent à tromper la vigilance patriotique pour maintenir le pays occupé au détriment des valeurs fondamentales de la liberté.
À ce jour, la société haïtienne n’étant pas constructive et cohérente elle subit l’intrusion et l’arrogance d’un des plus vils personnages qu’elle n’aurait jamais imaginé capable de se retrouver comme premier citoyen de la première république noire du monde. Quelle contraste ! C’est l’ultime humiliation ! Voilà le coup fatal au point de vue historique, sur le plan stratégique et politique, que les adversaires de notre histoire héroïque ont porté au bleu et rouge (noir et rouge pour les vrais patriotes), bicolore ; une autre façon de soustraire Haïti du groupe des nations indépendantes du monde.
Le phénomène Martelly est à ce point rare en tant que spécimen, qu’il faudrait attendre, longtemps après son éradication, encore une éternité avant qu’elle serait en mesure de se reproduire. Autant d’années de gestation que les centenaires de l’indépendance jusqu’à maintenant. S’il n’est pas définitivement conjuré, ce déviant de la nature des virus génocidaires accidentellement conçus, se reproduira de lui-Même et occasionnera la disparition du bicolore au profit de celui de la république voisine. N’était-ce le manque de consistance génétique des chefs de tribus mis à la tête de l’État haïtien, cet enfoiré n’aurait pu voir le jour. Car, la nature ne se conçoit pas de telle progéniture.
Comme le covid-19, monté de toutes pièces pour les besoins d’une cause, celle d’en finir avec l’égrégore haïtien, ce spécimen moitié humain, moitié ferraille, est toute une trouvaille pour les colons, compte tenu de la faiblesse de nos propriétés politiques.
La providence étant ce qu’elle est, accouplée à la vigilance des patriotes héritiers des prouesses mystiques de l’esprit haïtien, venu directement d’Afrique lors des embarquements forcés, elle fera oeuvre qui vaille, et changera cet énergumène dangereux en ridicule épouvantail. Ainsi, les brebis reprendront leur statut de bétail et les bergers continueront leur chemin de salut.
Faisons en sorte que plus jamais de tels accrocs ne reviennent dans notre histoire. Que la première nation noire du monde s’émerveille de gloire, de résilience, avec les combattants invincibles, au nom de la liberté. Car l’humanité ne mérite pas de subir autant d’infamie.
Je Plaide
19 Août 2020
Mike Joseph