EN CHAQUE HOMME flotte un drapeau

EN CHAQUE HOMME il y a un drapeau qui flotte ou qui sommeille

Il y a ceux qui parlent, ceux qui parlent fort et ceux qui se taisent. De ce nombre hétéroclite les plus percutants sont certainement ceux qui parlent fort, mais. ils ne sont pas nécessairement les plus brillants ni les plus doués en termes de compétence, d’honnêteté, de savoir-faire, de logique, d’inspiration, de service patriotique, de savoir-vivre et d’intelligence politique. Le plus manifeste des exemples est ici, du plus petit au plus grand : Haïti, pays misérable et incapable de jouir de ses richesses; au plus grand, les Etats-Unis d’Amérique, pays riche mais obsédé par ceux que possèdent les autres, donc misérable à son tour au regard des peuples et des hommes civilisés, au point où l’on se demande quand est-ce qu’il faut parler de grandeur et de civilisation lorsqu’il s’agit d’un pays à caractère riche mais qui ignore les valeurs fondamentales de l’existence humaine et des sociétés en général.

Déjà, lorsqu’on laisse son pays, là où l’on a pris naissance, que ses parents ont hérité au prix du sang, pour aller vivre ailleurs; dans le cœur de celle-ci ou de celui-là le drapeau est en berne et ne flotte plus. En traversant la frontière du pays choisi, l’accueil réservé au soupirant témoigne de la méchanceté des hommes, à fleur de peau, en ce qui a trait aux limites imposées à ceux qui y viennent parce qu’ils sont originaires d’un autre point de la planète, cette planète qui appartient à toutes et à tous mais divisée crapuleusement par des salauds qui se prennent pour des représentants de Dieu sur terre et imposent leurs règles comme s’ils avaient obtenu gracieusement le droit de la conduire comme bon leur semble.

Le plus drôle dans tout cela, voilà que l’un des pays victimes de cette effronterie, là où les hommes ont tellement souffert de cette atrocité que l’on nomme la civilisation par l’esclavage, a déclaré, le premier sur terre, que tous les hommes sont nés et demeurent à jamais libres par nature ; que dès que ceux-ci foulent son sol ils deviennent libres. Quelle leçon d’humanité venant d’une société établie par d’anciens esclaves. Alors, Laquelle en vérité de ces deux sociétés est donc la vraie civilisée ?

Rebatir Haiti en un jour, Bâtir pour toujours.

Nous, les haïtiens, sommes bien placés pour affirmer que dans le cœur de tout homme se trouve le drapeau planétaire. Ayant subi une certaine modification géologique pour les besoins de leur cause, ces puissants dinosaures en phase de disparition comme cela s’est passé dans l’histoire de l’humanité, ce drapeau planétaire qui ne flotte pas vraiment mais qui en même temps est exploité à tort par des flibustiers idéologiques au détriment de la grande majorité des peuples et des pays en mal de vivre, est dans le cœur de chaque homme en train de combattre pour qu’un jour il arrive à flotter.

A ce jour, ces incandescents, ces vautours éternels ont décidé une fois de trop que la terre est surpeuplée ; qu’il faut la réduire à sa plus simple expression humaine, de 7.x milliards à près de 500 millions d’habitants.

Quelle forme prendra ce Dieu que réclament à corps et à cri les croyants, à sa venue physique, pour sauver les hommes et punir par le feu les méchants ? Cela fait déjà très longtemps qu’ils l’attendent, quand à vue d’œil semble t-il qu’il se trouve du côté des puissants et non du côté des faibles et des maltraités.

Malgré tout, l’homme attaché à la terre se passe de commentaire, envers lui, et continue son chemin sur la route de l’éternité à la recherche du paradis, où semble t-il qu’il se trouve. Dieu le père.

Si je parle, fort, peu, timide ou bruyant ; c’est que mon drapeau flotte au mât, en berne ou étendu au sol, déchiré, en attendant qu’il soit recousu ou réparé.

Tout un chacun porte dans son cœur ce drapeau planétaire ou national. Qu’il soit pauvre, qu’il soit riche.

Vive Haïti !

Je Plaide

07 Septembre 2020

Mike Joseph