SUR LES DÉCOMBRES D’UN ÉTAT CROUPION les zombis font la loi

SUR LES DÉCOMBRES D’UN ÉTAT CROUPION le DEFI est de taille mais l’avenir est toujours rassurant

Nul n’est besoin de décrire l’État lamentable et pourri dans lequel se trouve Haïti. Tout un chacun le sait déjà, même ceux qui sont mandatés pour le réduire à ce stade.

Pris dans l’étau de la servitude, les dirigeants de l’État haïtien font semblant de ne pas s’apercevoir du vide qu’ils ont crée, qu’il n’y a plus de mur à enfoncer, et restent passifs attendant fiévreusement leur fin. Malgré tout, ils continuent d’enfoncer leur glaive dans le cœur de leurs concitoyens espérant obtenir un tant soit peu de miracle qui ne viendrait de nulle part. Isolés dans leur bulle de verre ils finiront par s’asphyxier, car l’air de la liberté leur manque plus que celles et ceux auxquels ils l’ont enlevé.

La société haïtienne, malheureusement trop politisée, est conduite comme le mouton de panurge et n’arrive pas à s’orienter vers l’objectif noble pour lequel tout peuple est dignement désigné : le travail. Première et véritable loi de sauvetage, le travail comme source de reconditionnement, de rétablissement et loi du monde, lui aurait permis de récupérer ses meubles fortement endommagés, durant ce génocide planifié depuis la nuit des temps par des ombres et des esprits puissants, de nature endogène et exogène, venus de loin.

Vu dans l’angle politique toutes les voies ne mènent qu’à un seul point : l’ingérence des nations esclavagistes dans l’histoire passée, présente et sûrement future d’Haïti.

Ce peuple qui refuse de battre en retraite lorsqu’il se sait trahi par ses pairs est naturellement et sera toujours disposé à congédier les intervenants placés sur son chemin en faveur des autres.

Par la politique, celui qui possède l’argent possède le pouvoir; et le plus fort malgré sa taille ne peut faire le poids. Même quand il gagne, ce plus fort en nombre, sa victoire ne sera que temporaire. Il finira toujours par céder aux pressions de l’argent mis à la disposition de ceux qui sont toujours prêts à répondre aux appels des conquérants et des forbans. De ce fait, le travail, sans minimiser les efforts de chacun à colmater les brèches dans l’espoir que l’ordre mondial sera un jour plus clément envers les hommes, comme alternative demeure l’option idéale, garantit la survie et redonne la dignité aux peuple. Qui sait ! peut-être aussi le succès.

Considérant l’aspect travail comme palliatif, DEFI interpelle le sens patriotique des uns et des autres afin que nous puissions tous regarder dans cette direction où la liberté fait ses propres lois. « Il n’y a pas de sot métier, il n’y a que de sottes gens. »

Surtout en ces jours de vache squelettique, mettons-nous au travail pour au moins maîtriser la faim, ensuite on verra. Encore là, un DEFI.

Je Plaide
10 Septembre 2020
Mike Joseph