De Me Montferrier Dorval à DEFI, le témoin est passé et le flambeau reste allumé

De la constitution à la Grande Conférence Nationale Haïtienne il n’y a qu’un pas, le seul à franchir pour que cesse la danse macabre des proconsuls et des pestiférés. Les deux messages sont clairs et imminents : Celui de Me Dorval pour le réaménagement de la constitution, et celui de feu le Dr Turneb Delpé pour la Grande Conférence Nationale Haïtienne due depuis la mort de l’Empereur.

Sans la combinaison des deux il ne peut y avoir des élections crédibles en Haïti. Jamais elles n’inspireront confiance.

« LES JEUX SONT FAITS ET RIEN NE VA PLUS. »

DEFI casse la barraque : La Grande Conférence Nationale souveraine suivi du remaniement de la constitution est désormais la seule alternative.

 

L’élimination du poste de Premier ministre tel que suggéré par Me Dorval est profondément inscrit dans notre agenda et notre culture politique renouvelée.

Le Président et le Vice-président seront désormais les deux représentants et responsables du gouvernement, accompagnés de leurs Ministres. La chambre unique jouera le rôle de moniteur et d’arbitre pour la conduite et la surveillance des lois en vigueur, leur rédaction, leur conception et mise en application, de concert avec le gouvernement pour approbation et divulgation.

Ainsi prend fin la comédie , et de ce fait DEFI se prépare déjà pour les grandes convocations, la conférence nationale, le remaniement constitutionnel, les élections en général et les élections présidentielles.

 

Au lendemain même de son exécution, s’il n’y avait pas de traîtres parmi les généraux qui n’étaient pas tous sincères dans leur choix de vivre libres ou mourir, la nouvelle nation aurait été épargnée de tout ce qui s’en est suivi en termes d’assujetissement et de retour à la case départ. L’esclavage sous forme d’occupation, tel qu’il se fait depuis, aurait subi sa défaite à jamais et relégué aux calendes grecque. Aujourd’hui, dans ce système d’esclavage continu assuré par le core group, corps pathogène, ce virus indésirable, cet esprit démoniaque international placé à l’intérieure du pays, assure le pérennité de la mainmise coloniale sur les richesses du pays et empêcher l’émancipation du peuple haïtien vers l’accomplissement absolu de ses conquêtes historiques. Tant que le colon ne soit pas assujetti à son tour notre mental biaisé fera les frais de sa politique et de sa diplomatie mercantile. Aucun pays indépendant au monde ne saurait tolérer la présence d’un core group étranger.

De Me Dorval  « Pas de nouvelle constitution, pas d’élections »; De DEFI : pas de conférence nationale, pas d’élections ; Qui dit mieux pour le changement radical et incontournable de ce système monté de toutes pièces contre les aspirations des progénitures de Dessalines ?

La refondation de la nation haïtienne passe obligatoirement par ces deux dispositions citoyennes, libertaires et nationalistes, en dehors desquelles les intervenants politiques ne pourraient jamais aboutir à quoi que ce soit de potable. D’aucuns ne pourraient se payer le luxe de les traverser à cette heure de bilan désastreux. Plus de deux cents ans de reflux politiques dus au manque de considération et de mesure éclairée des tenants de pouvoirs, tant en Haïti qu’à l’Internationale.

Ce qu’il faut comprendre dans la mort de Me Dorval et celle de Delpé, c’est que le prescrit libérateur est envoyé à leurs pairs, aux élites nationales, pour le peuple en général, davantage à celles et ceux qui se sont montrés disposés à changer le système qu’ils déplorent, alors qu’ils n’ont pas encore compris la nécessité de l’appliquer. Inquiets de son éclosion les administrateurs et concepteurs du déséquilibre national ont frappé fort dans la culture de la peur qu’ils savent si bien organiser lorsque le danger est imminent. En éliminent Me Dorval, avec la mort prématurée de Delpé, le peuple est livré à lui-même, sans boussole. De ce fait ils ont toujours en main le levier de commande. L’heure a sonné pour ces hommes au crane rasé. Ils n’ont plus de repère, sauf le palais national dont ils ont encore la clef, et pas pour longtemps.

Durant les impressionnantes manifestations, ces messages captés au vol et transmis à leurs patrons par les détenteurs de ce pouvoir cleptomane ; ces messages, dis-je, ne vont pas dans le sens des intérêts du colon dans leur application. ils ont subi d’énormes blocus pour qu’ils ne soient pas bien considérés par le grand public. Aujourd’hui, ils se présentent avec tant d’acuité qu’instinctivement chacun se sent motivé à se dépasser, à la recherche d’une solution définitive face à l’ingérence étrangère en Haïti. Malheureusement, à cause de leur caractère négrophobe, le core group et ses associés ne pourront jamais comprendre l’urgence pour eux de se retirer de nos frontières et d’aller voir ailleurs pour continuer leur sale besogne. Haïti est, demeure et demeurera toujours la terre des libertés antiesclavagistes malgré le mauvais sort qui lui est conçu par ses ennemis.

Le talisman est déjà ouvert sur le buste de chaque haïtien, pour reconduire Haïti sur la route de son affranchissement. A cette heure de dernier mot, de décadence absolue, de déchéance politique, économique, sociale et humanitaire, du jamais vu et connu á cette dimension auparavant, il n’y a plus d’avenir pour le core group ainsi que pour les anges déchus du ciel impérialiste.

Quand les politiques ont joué toutes leurs cartes et qu’ils n’ont plus rien à offrir, c’est ainsi et en ces temps là qu’apparaissent des géants de la dimension du feu Dr Delpé et de Me Dorval. Leur venue et leur départ prématuré, brusque départ, sont devenus la mémoire de ce peuple libre à tout jamais, quelque soit l’intention ou l’astuce. Cette arme balistique, la mémoire renouvelée avec laquelle nous combattons, ne cessera de mettre en DEFI ceux qui s’y opposent, et par laquelle les militants du jour sont disposés à mourir plutôt que de se voir dépossédés à nouveau de ce bien pour lequel ils ont déjà tant lutté. C’est à ce point que nous sommes rendus. Il faut balayer tous les accrocs qui ont fait d’Haïti ce pays paria où n’importe quel déculotté ou enculé peut devenir premier citoyen avec la bénédiction d’un parrain contrevenant.

 

D’un allant sûr et certain, venant de la bouche de cette incontestable autorité, le droit a pris en charge toute la clientèle politique et sociale, les a confondues en une seule et même voix, mêlée à celle du bâtonnier, pour devenir la route des opprimés. En un mot, plus de quinze millions d’hommes, de femmes et d’enfants, l’effectif total de la population estimée, se retrouvent remorqués par le convoi humanitaire, politique et juridique de cet homme devenu martyr, Me Montferrier Dorval, nouvelle figure de proue dans la lutte contre l’hégémonie sans vergogne des parents indésirables.

Le message de Me Dorval s’est élevé à la dimension de justice constitutionnelle universelle et devrait faire boule de feu, en emportant une fois pour toutes dans sa tombe les institutions cadavériques de la première République noire du monde contemporain, soumises aux dictées des puissances bicéphales de la pseudo-démocratie.

De l’autre côté, pour eux, les administrateurs et les régents de la colonie de St Domingue, libérée sur papier mais toujours considérée comme ce vaste territoire de champ de coton de la Louisiane demeuré propriété US, avec tous les exclaves dont ils sont encore les maîtres malgré leur libération, si cela arrivait il n’y aurait pas moyen pour leurs  bourreaux de se renouveler et de continuer à faire choux et rave. Ces bandits légaux et leurs patrons, une fois dans l’incapacité de faire les élections, ils n’auraient plus les coudées franches, comme les prétextes le voudraient, et seraient obligés de prendre le risque d’instaurer officiellement leur pouvoir dictatorial, illégal et tyrannique, sans aucune légitimité, mettant du même coup ouvertement en cause la subversive démocratie colonialiste.

Malgré que soient connus les subterfuges électoraux qui ont porté au pouvoir les deux derniers présidents, Michel Joseph Martelly et Jovenel Moïse, sweet miky s’arrange pour garder le pouvoir lors des prochains rendez-vous électoraux.

La remise des clefs du palais national à Jovenel Moïse, le poulain mécanique du chef incontesté des bandits légaux, s’est effectuée sous haute surveillance, avec la complicité de plusieurs entités tant nationales qu’internationales, afin que la doublure ne prenne la poudre d’escampette et jette le tablier suite aux pressions diverses des secteurs honteusement humiliés et exploités de la société haïtienne en général. Per fas et nefas tout est entrepris et mis en place pour conserver ce pouvoir rempli de magouilles, de vers et d’actions osées de la part des derniers dirigeants propulsés par et pour uniquement servir les intérêts des esclavagistes et des politiques orduriers, mais non les intérêts du peuple de Jean Jacques Dessalines. Aucune considération n’est faite pour l’haïtien, qui à leurs yeux ne vaut pas d’être épargné de génocide. Haïti doit demeurer une terre stérile jusqu’á ce que le moment venu ils décideraient de l’exploiter selon que bon leur semble. C’est encore  »bien compter, mal calculer ».

 

Chapeau pour la jeunesse haïtienne et les membres de la société civile qui se sont retrouvées dans les rues depuis et jusqu’à ce jour contre ce coup porté au front de la justice. Cette fourrure de diplomatie où se cachent les méduses a non seulement conduit le pays à la dérive mais aussi lui a ravi cette fortune estimée à près de 5 milliards de dollars qui aurait pu le sortir de la misère noire. Cette dette envers le Venezuela sera payée avec la sueur des haïtiens. Elle est prise en considération par DEFI, et devrait constituer la base du rapport et du nouveau contrat que Haiti devra honorer envers le Venezuela. Elle sera remboursée tel que convenu par les contracteurs, ceux de la République d’Haïti et ceux de la nation sœur, le Venezuela.

Maintenir Haïti dans la stérilité est peut-être un succès pour les abrutis, mais ce n’est que partie remise. Du fond de notre histoire surviendra à nouveau le moment glorieux où rien ne pourra empêcher l’émergence de la force qui fera tomber le glaive suspendu sur le genou du bourreau, les mains dans la poche, appliqué sur le cou de sa victime. Continuer à le maintenir dans cet état c’est bien compter mal calculer, car sa résilience légendaire ne s’éteindra ni aujourd’hui, ni demain, ni un matin, ni jamais.

Maître Dorval savait bien ce qu’il faisait en disant ouvertement qu’il ne pourrait y avoir des élections dans ce pays tant que la constitution ne serait pas remaniée. De sa haute autorité légale et juridique, c’était le message définitif du droit que nulle autorité du monde n’aurait la compétence de rejeter ou de racheter. L’écho produit par son verbe s’est déjà fait chair et : ADIEUX ! veaux, vaches, cochons, couvées pour les dinosaures de la bêtise, de l’indécence et du mépris exercé contre le peuple d’Haïti. Donc, le message de Me Dorval doit être considéré comme un mot d’ordre pour toutes et pour tous, particulièrement les militants et les marrons de l’heure.

Le message de DEFI, à son tour, assure le suivi des recommandations de Me Dorval, en renouvelant l’appel si urgent de feu le Dr Turneb Delpé, en marge des efforts entrepris depuis tant d’années par les nombreux militants de droit commun pour la réalisation de la Grande Conférence Nationale Haïtienne.

Prenons en charge les deux recommandations, ces deux messages ; et mettons fin aux élucubrations des pondeurs de pouvoirs et des experts en élections frauduleuses.

ENTRE LE DROIT ET LA CONSTITUTION

(Me Montferrier Dorval)

 

ENTRE LA SOCIÉTÉ CIVILE ET LA GRANDE CONFÉRENCE NATIONALE HAITIENNE

(Œuvre de DEFI)

Pour DEFI, la Grande Conférence Nationale Haïtienne est la voix des élites de la trempe de Me Dorval, la voie impérieuse à suivre contre les déviants et les accrocs impérialistes ; la planche de salut pour conserver et mettre en évidence ce qu’il nous reste de dignité et de conquêtes historiques.

Pour les hommes de l’extrême droite et gauche, ils ne se retrouveront plus en podium, parce qu’ils n’ont  plus ni le respect ni la confiance pour survivre dans l’esprit du sujet haïtien. Qu’ils aillent se faire voir et dans le fond, et dans la forme.

En dernier lieu, reconnaissons le rôle capital de la jeunesse haïtienne, pilier par lequel tout passe pour la longévité ; et demandons à toutes et à tous de la supporter dans son élan jusqu’à ce que ses travaux portent fruit.

Qu’enfin les gardiens du statu quo soient maitrisés, renversés et jugés, comme l’ont réclamé à corps et à cri les PETROCHALLENGERS, principaux conteurs de résistance contre l’anarchie programmée.

A la Diaspora haïtienne, dans l’espoir de vous retrouver toutes et tous sur le front, DEFI vous souhaite déjà  »BONNES VACANCES ET BON RETOUR » dans une Haïti prospère et juste.

 

Je Plaide

11 Septembre 2020

Mike Joseph