1804 trahie et renversée de son siège

1804 trahie et renversée de son siège

Combien de fois encore le monde assistera t-il à la défaite de 1804 ?

Au palais national d’Haïti, siège de l’histoire colonialiste la plus effrontée envers le noir triomphateur, où tout a dérapé pour de bon contre l’émancipation du premier des peuples noirs à s’être libéré de l’esclavage, il serait temps d’avoir un documentaire complet sur le vécu des hommes et femmes qui ont occupé le siège présidentiel. Par respect pour certains d’entre eux j’ ai évité de dire les chefs d’Etat, car plusieurs parmi ces premiers n’auraient jamais dû se retrouver à cette place pour laquelle bien des citoyens dignes de porter ce nom ont donné leur sang et leur vie.

Depuis le débarquement des marines américaines les chefs d’État se succèdent tous avec la bénédiction de Washington. S’il y en a un à prétendre échapper aux barbelés à ce rideau de fer placé par les yankees, il n’en existe pas deux à pouvoir l’affirmer sans se contraindre et se contredire dans les faits qu’ils sont sortis indemnes les mains propres de cette seconde maison blanche conçue pour affaiblir l’image et la souveraineté du peuple haitien. Et même le prétendu malin qui aurait pu le dire sans pouvoir le discuter, il a fini par se taire malgré sa grande gueule de fourmi tapageuse. Tout chef d’Etat haitien qui voudrait symboliser le changement radical devrait plutôt se localiser n’importe où sauf dans ce palais de la honte.

La conquête historique de 1804 devenue au fil du temps un échec patent depuis la mort de l’Empereur Jean Jacques Dessalines, dû à la trahison de ses pairs dès le lendemain de l’indépendance, les généraux responsables de sa proclamation et de la libération musclée des nègres d’Haïti, captifs, transportés hors de leur continent et de leur terre ancestrale, puis rendus esclaves sur cette Ile perdue de l’océan occidental, cette conquête à nulle autre pareille s’est effritée au point qu’il ne reste que des monuments pour la rappeler, mais pas trop d’hommes de volonté, suffisants, pour garantir sa longévité.

Jamais dans l’histoire du nouveau monde, depuis la défaite des puissances coloniales par Haïti, on a vu des hommes issus de cette nouvelle patrie nègre se salir et s’abêtir pour si peu, avec autant d’appétit pour servir le blanc et tous ceux qui avaient osé et osent encore croire que l’homme noir est un sujet à dominer.

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Le NON ! redondant, rebondissant et persistant, parfois silencieux pour tromper l’oreille des aveugles, des vendus et des sourds-muets, ce NON ! que prononce la majorité contre le statu quo, face aux mercenaires étrangers et locaux , même dans la tombe il continuera de veiller sur la nation comme l’œil d’Abel dans la tombe de Caen. Ce NON ! radical mais pas assez puissant et fort pour refaire à cette heure l’exploit de vertières, assez libre et marron pour tenir en échec les complots nationaux et antinationaux, il finira par s’imposer au mat de la nouvelle résidence d’Etat.

Si l’haïtien ne s’entend pas avec lui-même c’est parce qu’il est constamment trompé et l’a toujours été depuis le berceau. Né de parents politiquement pauvres, ce bébé qui a grandi et a été élevé dans une famille handicapée de ses droits fondamentaux, tôt ou tard il se verra confronté au choix de se battre pour la liberté ou d’être un renégat à cravate à la défense des intérêts yankees.. De ces parents politiques majoritairement stériles la valeur réelle d’un enfant prédestiné passe presque inaperçue car ils ne sont pas tes nombreux à faire la différence en équipe. Les pièges établis pour les repérer dès leur jeune âge font partie des balises de l’occupant.

En devenant ce qu’elle a été dans le passé et ce qu’elle est demeurée dans l’histoire de l’humanité, Haïti a fait des jaloux qui auraient aimé se voir aussi gigantesques par nature. Contrairement à ce qu’ils sont ces jaloux, des voleurs et des envahisseurs, les haïtiens, étant différents, sont des êtres pacifiques qui ne demandent qu’à vivre en toute liberté. Quel contraste ! Encore là on retrouve Lafontaine qui décrit fort bien le mental de l’homme, à savoir, que la docilité invite les êtres pervers et sauvages à s’en prendre aux pacifiques et à s’emparer des mules bienveillantes.

Poussés dans les limites de l’inconcevable, affamé et abandonné  »le chien retourne à son vomi ». C’est ainsi que se dégonfle dans le désespoir le feu professeur Manigat Lesly acculé et retranché dans l’obsession de ne pas vouloir croire à cette déchéance sans fin. Le cœur plein on se lasse de voir tant de cette scène copiée sans cesse par des générations d’hommes et de femmes qui auraient préféré mourir s’ils avaient en face d’eux uniquement des étrangers pour ennemis. Comme çà a été le cas jusqu’à l’indépendance. Malheureusement l’instruction civique a déserté les écoles, encore une disposition politique chargée de maintenir le peuple dans l’ignorance et dans la pauvreté citoyenne.

A ce carrefour obligé de l’heure, pendant que le monde est en train de se redéfinir, le moment est là pour les haïtiens de se débarrasser de la situation de plèbe qu’ils ont sur le dos. Une seconde de retard par rapport aux autres c’en est fait pour nous. sous une autre forme l’esclavage est à la porte si les dés ne sont pas jetés pour une nouvelle révolution.

De jour en jour, subtilement, partout sur la planète nous sentons le mépris, le complot, l’hypocrisie, le mensonge et le mauvais traitement des nantis et des puissants. Même les moins que rien nous regardent de travers. Depuis l’arrivée de COVID  » Scénario monté de toute pièce pour réduire la population planétaire, à commencer par les noirs devenus embarrassants parce qu’ils persistent à demeurer ce qu’ils sont, des être doués de respect pour ce, celle ou celui qui les a créés.

La Nina, la Pinta et la Santa Maria sont déjà en route bourrées de vaccin exterminateur pour l’Afrique, continent rebelle, car les éternels colons ne se perdent pas en conjecture et disposent toujours du mental esclavagiste  »que l’histoire est un perpétuel recommencement ». Cette fois, encore, toute une flotte se prépare parce qu’effectivement pour eux toutes les conditions sont réunies pour le prouver et refaire leur crime, renforcé dans une complicité à l’échelle mondiale, comme cela se voit avec la soumission forcée des nations au projet insensé de la vaccination mondiale.

Soit par naïveté, soit par manque de souci face au danger affiché en ce moment critique de l’existence, aucun effort, rien n’a été fait du coté haïtien pour contenir les excès de ces dirigeants du monde.

Gare à nous, si dans le confort des rives d’outre-mer, nous qui sommes tellement charmés et séduits par cette grande illusion qu’est la civilisation moderne, nous nous laissons ajoutés dans cette liste de complices et de bourreaux, agissant contre les intérêts de nos indigènes, ceux qui sont demeurés sur l’Ile, bon gré mal gré, empêchant l’envahissement facile de nos territoires, de ce paradis inoccupé qu’est Haïti. Pour eux, les maitres du monde, le noir n’est pas un humain à part entière, ils peuvent s’en débarrasser sans penser aux conséquences.

Si jamais le drapeau national ne nous rappelle à toutes et à tous les souffrances et les sacrifices consentis par nos ancêtres, son effacement sera durement ressenti lorsque le sol sera foulé par une nation proche. Cet effacement fera plus de tort que dans le passé. Les générations de bientôt et à venir connaitront les pires humiliations et les travaux forcés. Plus douloureux et plus avilissants qu’au temps de l’esclavage, d’avant 1804.

Je Plaide
05 Décembre 2020
Mike Joseph