JE NOUS CHERCHE ET NE VOUS TROUVE PAS

JE NOUS CHERCHE ET NE VOUS TROUVE PAS

Que faut-il faire encore pour que les appelés sortent de leur nid ?

À travers les grands hommes de l’histoire, de ce lot, de ce groupe, je nous cherche et ne trouve que du potin. Des images de celles et ceux qui ne se copient plus se défilent dans mon âme à longueur de journée jusqu’à ce que se réveille en moi le goût d’en fabriquer un, au moins un seul parmi les plus éloquents. Cet un, ne serait-ce que la doublure consciente des deux plus grands de notre seule histoire, patriarches au dessus de tous les comparables, eux-mêmes incomparables dans toute l’acception du terme, se révèle un DEFI au dessus des normes de coutume du moment que trop nombreux tardent à apprécier à sa juste valeur. Compte tenu des souillures de l’instant, si épaisses qu’elles enveloppent l’esprit sous lequel les yeux de l’homme regardent le présent et l’avenir ; de ce point, tandis que tous s’accablent de désespoir et de chagrin, je laisse planer le but d’assouvir et d’assainir l’héritage à la fois grandiose et malsain. Reprendre à la volée la plus grande épopée, là où se sont arrêtés les pas de nos libérateurs, n’est qu’à un pied de succès en toute réalité. D’où nous sommes à l’instant, chacun se cherche et ne se retrouve point dans l’autre, cet autre qui manque mais si près qu’il s’oublie et n’entend pas le cri, ce cri pourtant si fort qu’il semble venir de loin, alors qu’il est en nous en chacun si distant.

À jamais le combat continu, plus de peur que de souci ; un travail de titan qui ne s’arrêtera point tant que les marques indélébiles laissées par le fouet continuent de hanter l’espoir de nos sujets. Le jour que je nous trouve, à l’œuvre se lèvera un nouveau jour d’un soleil si brillant qu’il rendra aveugle l’œil jaloux du cyclops géant par lequel se font voir les instincts les plus lourds de nos sœurs et de nos frères communs.

Se lever un jour, disposés d’accompagner le monde, les peuples désorientés par le vol de leurs ressources et de leur dignité captive depuis la nuit des temps, les enfants d’Haïti se doivent d’y arriver, sinon 15.000.000 d’hommes, de femmes et d’enfants risquent l’effacement. Ceci est inévitable et déjà se dessine à l’horizon.

Trouvons-nous d’entre la ferraille, l’ordure et le potin, car la vie est autre chose que ce qui nous attire au Nord.

Je Plaide
18 Décembre 2020
Mike Joseph