VEILLER ou PRIER

VEILLER ou PRIER

Là où tout se fait comme dans la jungle, les hommes ont le devoir de planer au-delà.

À la veille du départ forcé de Jovenel Moïse, il ne faudrait pas croire que ce pas est une victoire pour Haïti.
Ces hommes et/ou femmes qui auront été choisis à la volée sans l’approbation du peuple haïtien ne seront pas légaux selon les vœux constitutionnels pour lesquels des élections normales auraient dû avoir lieu à ce moment de la durée. Ce vide intentionnellement créé dans le laboratoire anti-haïtien est une fois encore une composante erronée du système d’exploitation imposé par les impérialistes.

Tant et aussi longtemps que les haïtiens ne choisiront librement leurs dirigeants à travers les urnes, tout dirigeant haïtien quel qu’il soit, d’où qu’il vienne est et demeure un produit illégitime à saveur de rance.

Ces infortunés de nature, n’ayant pas obtenu de mandat électoral en bonne et due forme, Ils ne seront pas en mesure de résoudre par eux-mêmes les méchants problèmes auxquels nous faisons face depuis des temps immémoriaux. Toute résolution adoptée ou promulguée ne sera que fragment et constituera une trahison de plus au regard de la liberté conquise. La lutte pour l’autonomie à tous égard ne sera jamais ni abrogée ni démolie, même si des changements cosmétiques sont apportés au palais national. Sans aucun doute, les hommes et/ou femmes qui seront choisis pour une transition ou pour la présidence le seront en fonction de leurs intérêts à servir ceux qui les auront choisis, jamais pour servir convenablement le peuple haïtien, car ceux qui l’auraient fait sont tenus à l’écart.
En ce qui a trait à la politique haïtienne on est crédible tant et aussi longtemps que l’on se trouve en marge et que l’on ne se mêle pas de front à ce qui se passe. Dès que l’on s’arme de courage et confronte le pouvoir ou l’opposition, toute une machine se met en branle pour vous éliminer ou démolir votre réputation. C’est ainsi fait, parce qu’il y a cette machine, cette disposition polarisante qui ne veut pas concéder aux haïtiens le fait qu’ils ont gagné de haute lutte le territoire sur lequel ils vivent depuis des siècles.

Ils ont installé le chaos constant, afin que le peuple ne soit jamais en équilibre ni en état de sérénité ni confiant par rapport à ceux qui le dirigent.
Ainsi règne le maître absolu des vies et des biens, dans le désordre qu’il crée pour demeurer puissant, en faisant sienne la loi de la jungle, principe par lequel il garde en effroi et en émoi les plus vulnérables. Pour pouvoir s’en servir au besoin et à tout moment.

À la veille du départ de Jovenel Moïse tout un scénario va être monté pour faire croire que le vent a changé de direction, mais dans le fond seules les apparences auront été modifiées. Étant donné que les moyens ne sont pas là, se battre avec des armes, l’option capitale c’est de veiller à ce que celles et ceux qui auront la charge de négocier avec le lion se donnent la capacité de dire NON ! et protègent la nation quitte à mettre en péril leur propre vie. N’est-ce pas par un NON! retentissant que la liberté a été conçue ? Par un NON ! intensif cette liberté sera de nouveau reconduite.

Tant que ne nous parviennent des arrangements de recouvrement durant la prochaine traversée, les nouveaux noms de la politique ne bénéficieront d’aucun crédit, d’aucune faveur, d’aucune grâce pour leur ‘’100 jours’’ de probation. Qu’il n’y ait point de transition dont la durée d’existence ne soit officiellement approuvée par la population, par période de cent jours, jusqu’à ce que tout soit mis en place pour des élections fiables et crédibles.

DEFI se prononce ouvertement contre toute tentative de l’Internationale et de leurs suppôts d’installer une transition qui dépasse la durée de 100 jours. À bien des égards nous sommes conscients de l’ampleur de la tâche, et nous ne demandons pas aux autorités sélectionnées de faire des miracles ; mais des rails au moins doivent être installés afin que le train de la vie soit mis en place. Ne nous attendons point à ce que la misère soit éradiquée, que l’insécurité ainsi que tous les maux qui rongent notre société seront effacés de la carte avec des hommes qui ne sont pas arrivés là où ils sont par la grande porte. Leur présence n’est que camouflage.

Les capacités et le quotient patriotique requis pour accoucher d’un minimum d’appoint sont de telle magnitude que le devenir haïtien ne passe que par la Grande Conférence Nationale Haïtienne (GCNH).
Les nouveaux responsables, à venir, n’auront pas la latitude et ce quelque chose de grande importance, de grande magnitude, comme ce serait le cas dans un contexte de grande conférence nationale.
Le DEFI est grand. Chacun devrait sortir de son nid pour mettre en échec l’astuce et la perfidie des infidèles; se mobiliser et mettre à profit les ressources de la nation : le plus grand bien au plus grand nombre. Et la Diaspora devrait immédiatement obtenir tout ce qui lui est dû, sans délai.

À l’intérieure même de ses cents jours, dès la première semaine de son installation, une déclaration officielle et ratifiée devrait confirmer le doit de la Diaspora à jouir pleinement de ses droits citoyens autant que les 15 millions d’haïtiens de l’Île.
Tout retard constaté contre l’exécution de cette disposition serait un indice de dépendance servile de la part des nouveaux dirigeants. La question de la Diaspora est la boîte de pandore par laquelle la vérité sera dévoilée sur les véritables intentions du nouveau pouvoir. L’espérance qui s’y trouve a largement dépassé le délai pour son heure de sortie. Que celui ou celle parmi tous qui ne se sent pas en mesure de la libérer se désiste du choix qui lui est signifié. Sinon les jours à venir seront pires que les temps en cours.

Gare à vous ! héros ou bandits. La nation attend de vous des résultats tangibles et non négociables. Dans trois mois d’ici la note vous sera délivrée, dans la rue ou sur le podium.

Je Plaide
04 Janvier 2021
Mike Joseph