LE TEMPS DE MACHIAVEL N’EST-IL PAS RÉVOLU

POUR QUI SE PREND-T-IL, CELUI-LÀ?

Quand même, quelle étrange ressemblance !

DANS CE CAS LAMBERT, IL VA DE SOI, Y A T-IL LES COUDÉES FRANCHES POUR QU’IL PUISSE JOUER SON JEU ?

RECONNU COMME UNE BÈTE POLITIQUE, COMME ON LE SURNOMME; ASSURER LA TRANSITION EN SE POSITIONNANT COMME LE REMPLACANT POTENTIEL DE JOVENEL MOISE LE 07 FÉVRIER 2021, IL VIENT DE JOUER SA DERNIÈRE CARTE DANS CETTE RÉPUBLIQUE OÙ LE SUJET HAÏTIEN EST PLUS QUE JAMAIS DÉTERMINÉ À SORTIR DU BOIS.

Comme le dirait son patron, collaborateur et ami, Michel Joseph Martelly, au soin de son stratège, le sénateur tout puissant, Joseph Lambert – redevenu premier sénateur de la république d’Haïti : ‘’Niccolò di Bernardo dei Machiavelli’’, Nicolas Machiavel EST DE RETOUR !

 

Ma plume s’était à peine endormie après bien des secousses et de longues traversées, lorsque dans un sommeil déjà profond mais tendu elle a entendu cité le nom de Machiavel. Incrédule, entre le sommeil et la voix de celui qui parlait, elle n’a pu se convaincre de vouloir mieux rêver et à continuer son heure de Morphée. Se préparer dans un sommeil réparateur pour son envol et ses charges habituelles, c’est pour lui la meilleure potion car des jours plus sombres que jamais se dessinent à l’horizon, des jours portés par de violents orages dans le ciel ensoleillé d’Haïti. Troublée et agacée, par cette voix qui annonce une trêve, trêve de malins, ma plume s’est enfin réveillée pour constater que la voix en question était un cas Lambert en costume bleu, exactement la couleur que savait porter Machiavel lorsqu’il prononçait un discours de pacotille pour convaincre les poltrons, les bâtards, les pervers et les abrutis de son espèce.

Cet homme en bleu, couleur d’ivresse empruntée à l’Immaculée conception pour mieux paraitre, sans pour autant avoir l’étoffe qu’il faudrait dans de pareil cas; Il parle de dialogue, le tripotage courant à la hauteur des tenants du statu quo, incapable de courage et de grandeur à pouvoir s’élever à la dimension de nos attentes.

Dans un discours attendu qu’il ne saurait délivrer, le genre qui ferait revivre l’esprit d’un sénateur comme le feu Dr Turneb Delpé, le seul qui a tenu tête à la racaille par sa conviction et son prestige, par le verbe incessant et immortel qu’il a laissé à ses héritiers, qu’aucun dialogue ne pourrait remplacer sans qu’il soit plaqué d’une banderole sur laquelle devrait être inscrit en long et en large « GRANDE CONFERENCE NATIONALE HAITIENNE », ni avant ni après sa mort.

Simplement comme par mégarde volontaire, ainsi le veulent les hypocrites et les faux prophètes (le dialogue national), ce terme abusif et coquin qui ne veut plus rien dire auprès des puristes et des patriotes convaincus ; le sénateur en bleu le transporte dans son sac comme une baguette magique dont la batterie s’est déchargée et continue de s’en servir malgré tout pour plaire et exploiter ce qui reste des fortunes hardiment volées au peuple haïtien.

Les voix les plus éloquentes de la société haïtienne doivent enfin s’élever face à ce retour prononcé et agaçant d’un homme qui a servi trop longtemps un régime pourri, et qui revient en catimini pour assurer aussi le retour certain de celles et ceux qui comme lui sont passibles de pénalité par devant la justice nationale et internationale. Le sens du retour, stratégique, de Joseph LAMBERT au Sénat de la république d’Haïti, se définit comme un coup d’État classique du pouvoir en place pour se maintenir sur les rails.

Je répète la mise en garde de l’homme en bleu, le bleu trompeur, lorsqu’il s’était vu menacé par les enjambées de Michel Martelly fraichement arrivé au pouvoir, – ce clown devenu par accident le 41ème président d’Haïti – ; qu’il lui a adressée : « Ne croyez pas pouvoir vous comporter comme un éléphant le ferait dans un magasin de faïences. »

Démagogiquement, monsieur Lambert avait lancé ce propos à l’égard de celui qui allait devenir l’un de ses plus précieux partenaires et collaborateurs, dans la politique et dans les affaires. Le voilà dès à propos et depuis, devenu l’un des meilleurs alliés de celui à l’égard duquel il s’était montré farouche. Encore une fois, Martelly le cowboy, le bandit légal, par ses moyens psychologiques s’est transformé en roi des animaux, ami des forts et des audacieux pour bien asseoir son pouvoir et se régaler avec eux. Les lions le côtoient mais l’éléphant se surveille sachant que dès qu’ils auront faim ou même rassasiés, le réflexe animal reprendra le dessus.

Depuis ce jour-là, l’éléphant est demeuré ce qu’il a toujours été, et le sénateur l’a suivi pas à pas comme le lion qui aurait perdu sa couronne et son aura. Effectivement, le magasin est en lambeau, le pays et ses hommes de faïence se sont fait écraser par les sabots géants du lourdaud. Le reste n’est plus qu’un repère de chacals, toujours affamés et font de la chair humaine leur délice préféré.

Au détour, et le lion et l’éléphant, conscients de leur force, ils vont leur chemin sans se soucier de l’aigle qui les surveille toujours pour s’offrir le plus gros morceau.

De ce cas Lambert il faut s’en occuper. Il est à leur service afin de continuer, pour récupérer en marge le pouvoir effrité. Ne pouvant plus s’offrir d’audience auprès des sujets dont il était le maître, le pouvoir Martelly/Jovenel joue sa dernière carte face à l’évidence d’une transition qui ne jure que leur perte. Le régime PHTK s’étant effondré, il risque de subir le sort des hommes en bleu, il y a vingt ans déjà ils se sont réveillés un matin, trahis pour la première fois par leur éléphant blanc qui pas un seul instant ne s’était demandé ce qu’il adviendrait d’eux dans sa fuite effrénée.

ADIEU veaux vaches cochons couvées ! messieurs les baroudeurs, vous le dieu déchu, vous le roi rompu ; les animaux de la jungle vous invitent à rendre les tabliers, et à vous préparer un convoi sans retour, sinon de vos restes il ne restera plus rien que des cendres à jeter loin des rives avilies.

Malgré sa renommée, Machiavel il est vrai fait encore des adeptes mais ils ne sont pas nombreux à le dire haut et fort. Comme vous parmi eux avez choisi de singer son allure, et qu’au moindre bruit d’un pétard innocent, vous seriez les premiers à le renier cent fois, à détaler, à prendre vos jambes à votre cou et ne plus vous faire revoir. Peut-être que dans vingt-cinq ans un fils dénaturé, dont la mère nostalgique voudrait s’illusionner pouvoir revenir sur le trône, refaire surface pour réclamer un droit d’aliéné que le temps a fini par ronger.

Trop tard pour vous messieurs, dans ce monde renversé il y a désormais concours et non simple aventure.

Gardez pour vous messieurs votre formule puante de coup d’État classique, avec votre cas Lambert reconnu trop moisi pour le palais et le corps en diète.

Réveillez-vous donc un peu, monsieur le conseiller et stratège de l’ombre, Nicolas Machiavel n’est plus de ce monde. Même avec son sosie l’astuce ne passerait pas.

 

JE PLAIDE

15 Janvier 2021

Mike Joseph