LANMÒ SAN JOU la croix+des-missions impossibles

LANMÒ SAN JOU
la croix+des-missions impossibles

Ce que personne n’aurait pu imaginer vient de se réaliser sous nos yeux, dans notre cour. LANMÒ SANS JOU en un tour de main a planté à la face du monde une croix de résurrection qui remonte à l’éternité. L’homme en question n’y est pas allé de main morte. Il a mis le paquet et confirme du coup que la mort ne l’effraie point vraiment. Avec lui le terrorisme international aura connu son apogée là où l’on ne s’y attendait pas, en Haïti. Les terroristes internationaux doivent surement se frotter les mains et se taper la tête, car faire exploser des bombes ne donne pas toujours les résultats escomptés. Tandis que rendre captive l’Amérique avec si peu de moyens, comme vient de le faire LANMO SAN JOU, c’est faire basculer l’édifice impérial dans un fossé, dans un ravin de merde, « shithole« , dont l’odeur lui restera collée sur le corps à jamais. Et ceci, ce n’est pas l’oeuvre d’une puissance ennemie, c’est la morsure d’un chien de garde, d’un domestique emporté par l’excès et les abus, dont la bave venimeuse va gangrener les artères où le sang coule à flot, et qui risque de causer la mort lente. Une sorte de sclérose provoquée. Aucun remède n’est prévu pour ce genre de réponse ou d’attaque bactériologique sur les organes sensibles; aucune arme chimique ne pourra réparer les dégâts émotionnels. Les conséquences psychologiques de cet affront sont à ce point si dévastatrices, que l’embargo inhumain, raciste et économique imposé par l’oncle Sam et ses compères sur Haïti, depuis plus de deux siècles d’indépendance, ne fait pas le poids. Les effets sont et seront à court, moyen et long terme d’une telle portée, que plus jamais les choses ne seront les mêmes. Et du côté haïtien, et du côté américain, et du côté des oligarques. Le réflexe animal est saisi de fait. Il faudra désormais tenir compte d’une possible réaction de la proie quand elle est coincée, là où elle paraît sans vie. C’est à ce point que l’homme haïtien est rendu. Il ne voit plus de la même manière ses relations avec autrui « MALHEUR A CELUI PAR QUI LE SCANDALE ARRIVE« .
Assurément c’est la fin pour Lanmo San Jou et les gangs répartis un peu partout. Mais, l’homme en question, Lanmò San Jou a tenu jusqu’au bout, et vient de s’immortaliser, comme l’avait fait Boukman Dutty auteur de la grande cérémonie du Bois-Caïman. A l’instar de Boukman, ce n’est pas un seul cochon qui sera sacrifié cette fois-ci, mais plusieurs à la fois, du côté des vainqueurs et des vaincus. Drôle de coincidence, un calcul mathématique : exactement deux tiers du nombre, les 217 ans de misère après la création du drapeau national haïtien, le noir et le rouge ; une réponse hautement mystique à ceux qui doutent encore sur le bien fondé de la nation haïtienne, sur le caractère distinctif de l’ARBRE DE LA LIBERTÉ des noirs « il repoussera par ses racines parce qu’elles sont profondes et nombreuses« .

26 Octobre 2021
Mike Joseph