DU JAMAIS VU BIEN ENTENDU

DU JAMAIS VU BIEN ENTENDU
« Les premiers seront les derniers et les derniers seront les premiers »

S’il faut se convaincre ou espérer que Haïti renaisse de ses cendres, une boule de cristal ne suffit pas. Il y a des cantiques et d’autres issues parmi lesquels croire dans la parole, le verbe qui se fait chair quand sonne l’heure, suggère l’idée que comme entrée en matière on s’engage dans la bonne voie. Est-ce là encore suffisant pour atteindre l’idéal ? je ne crois pas. Par le concret, l’action positive, la foi et la persévérance, oui il est à bon droit de s’attendre à des retombées considérables. c’est à ce propos que DEFI se propose d’implémenter sa politique tout le long de son parcours.
Tout est déjà dit dans la politique haïtienne, mais tout est à faire et à refaire. N’est-ce pas là un constat documenté qui, à vue d’œil et au su, à crever les tympans invite tout un chacun à sortir de la routine et d entreprendre un rituel plus rassurant ?
On se rappelle cette phrase qui semble se rapporter à de l’utopie si on ne l’examine dans toute sa profondeur, mais qui en réalité se révèle dans la pratique le catalyseur par excellence de tout comportement humain : « La vie est un véritable théâtre où chacun apparaît fait sa grimace et s’en va ». Ce qu’il faut tirer comme leçon dans cet énoncé, c’est ce qui n’est pas dit. Il paraît simple mais contient des sous entendus vitaux que l on découvrira au bout de son temps.
Dans un théâtre il y a le spectacle et les spectateurs, or en s’arrêtant net au passage d’un acte, le niveau de la grimace ou de l intelligence, la scène ne concerne uniquement que les acteurs. Qu’en est il alors des spectateurs ? Ne jouent-ils pas aussi un rôle pour que le spectacle soit réel ? Ainsi, se mettre en scène sans tenir compte du rôle que jouent les spectateurs équivaut à vouloir combler la mer de cailloux. Jamais le succès ne sera assuré.
Sur la scène haïtienne c’est exactement ou à peu près ce qui se passe. Deux cents ans après avoir réalisé la plus digne des scènes de l’histoire humaine, les acteurs et les spectateurs se battent au lieu de se fondre pour devenir un, et perdent de vue l objectif qu’ils s étaient fixé. Une fois le drapeau hissé les acteurs jouent leur rôle sans se préoccuper de l’assistance qui devient de plus en plus exigeant, dont l’intérêt a grandi par rapport à l’ampleur et à la valeur de l’Acte. Ce qui en résulte, c est l’ambiguïté et le chaos.

Témoin de ce schisme à ce point eschatologique, DEFI s’est juré de remettre la pendule à l’heure en faisant appel au plus grand nombre et au plus capable; le plus grand nombre étant l assistance, et les plus capables ce sont les acteurs, non dans le sens de titre mais dans leur capacité à jouer leur rôle dans le désir absolu d obtenir la satisfaction de l audience. En un mot, ce qui fait de la politique un art c’est de l’entreprendre en croisée, c’est à dire à la verticale et à l’horizontale en même temps.
Malheureusement le théâtre haïtien depuis un certain temps se trouve dans l’impasse, dans un « sauve qui peut » généralisé, où tout est au dépourvu, rien n’est au beau fixe. Conséquence ? abstraction. Le peuple est aux abois.

Selon les recherches, la politique est un art qui s’exerce de deux façons « La fin justifie les moyens ou les moyens justifient la fin. » ; dans le cas d’Haïti on devrait le dire autrement : LA FAIM JUSTIFIE LES MOYENS ET LES MOYENS JUSTIFIENT LA FAIM.

Tenant compte des paramètres historiques et de la défaillance de l’État haïtien, pris en otage, tout élément nouveau devrait se montrer et sur la scène et dans l’audience, dans une compatibilité palpable et sans équivoque.
À ce stade, celui ou celle qui ne se donne pas la capacité de répondre à un tel DEFI est disqualifié d’avance sans possibilité ni d’un premier ni d’un second tour.

C’est à cette dimension que le politique doit se rendre pour que 2022 soit une réussite et non un échec attendu.

DU JAMAIS VU BIEN ENTENDU. Mais c est à cela qu’il faut s attendre avec DEFI.

La nation haïtienne hésite à reprendre ses droits et cette voie ultime de concorde et de liberté. L’histoire ne fait que reculer. Si l’option radicale n’est pas envisagée, un jour c’est dans la tombe de Toussaint, de Dessalines, de Boukman, de Cécile, de Défilé et j’en passe, qu’elle sera dictée. Mais non sur les bancs d’école.

Je Plaide
27 Octobre 2021
Mike Joseph