AMOUR, CETTE DANGEREUSE ILLUSION

AMOUR, CETTE DANGEREUSE ILLUSION !
qui vous le dira ?

Les gens prennent du plaisir, un plaisir fou, à se dire je t’aime. Jouissant du moment avec la plus grande ferveur sans se partager les deux faces de la médaille, chacun se croit immunisé et fonce à toute allure. Le côté pile est lisse et brillant, mais qu’en est il du revers, souvent rude et épineux, qui vous le dira ?
De tout ce qui fait rêver, l’amour est le sentiment le plus noble et le plus trompeur. Il est une rose aux épines mortelles, qui se fane comme toutes les roses de la vie. Un jour ou l’autre il nous arrivera de piquer ou de se faire piquer.
Pour certains, le nombre est incertain, l’amour peut durer toute une éternité du côté pile. Ceux-ci ou celles-là ne veulent rien savoir de ce qu’il adviendra du lendemain. Pour d’autres, le nombre est incertain, souhaitons que ce soit une infime minorité; en une nuit, l’espace d’un matin après une couchette, la vérité brille de tous ses feux et la vie bascule dans le néant. Ils/elles ne se réveilleront plus de leur sommeil. Ils/elles n ont jamais eu le temps de connaître le bon côté, frappés du revers rugueux sans commune mesure par rapport à la norme.
L’amour aussi n’est qu’une illusion, autant que la sagesse est une vanité comme le disait Salomon aux dieux et au monde. Il a sûrement connu les deux côtés la médaille.
C’est tout un soulagement de le savoir d’un homme qui a dominé le monde. Après tant de souffrance et d’emmerdement, sans fin, de gloire et de sagesse, il nous enseigne que tout est vanité.
À notre avis si l’homme en général depuis son jeune âge avait la possibilité de découvrir la nature fantasmagorique de l’amour, sa vraie nature, il vivrait beaucoup plus vieux et son cœur résisterait plus longuement aux chocs vertébraux et émotionnelles causés dans une relation d’amour. Le pire dans tout ceci, c’est que la peine est capitale du côté de celui ou celle qui aime, et fatale du côté de celui ou celle qui n’aime pas. Pire encore pour celles et ceux qui n’aiment personne, sauf eux-mêmes. Avez-vous une idée ?
Imaginez-vous pris/prise dans une relation, comme celle ou celui qui aime éperdument, dans les filets d’un faire semblant d’aimer, qui n’aime pas du tout, mais qui l’ignore ou joue le jeu avec tact et précision. C’en est fait de vous.
Les rides de l’amour ne se montrent pas seulement au visage, elles se manifestent dans tout le corps jusqu’aux artères coronaires, leur mine de production, leur siège par excellence. Avez-vous une idée ?

L’homme aurait la capacité de vivre trois siècles si l’amour n avait pas ce pouvoir de destruction. Il se donnerait simplement la peine de respecter les règles du jeu et les conditions réciproques lorsqu’il s’agit de rapport sentimental et sexuel. Pour les rapports plus profonds, il s’accompagnerait de vertu, qu’il s agisse de plaisir partagé dans une approche de couple engagé. En fin de compte, le jeu vaudrait la chandelle, une fois exprimé tel quel, chaud et sincère, si l’homme n’était pas né menteur.
Quand l’amour est franc dès le départ, semble t-il qu’il ne le soit que rarement des deux côtés, çà dérange toujours une tierce qui finira par causer son éclatement. C’est presqu’une loi surnaturelle incapable de tolérer la fusion parfaite de deux cœurs amoureux.

Étant donné que la nature elle-même est une vaste illusion, que le monde des humains est fondé sur le mensonge, vivons le mieux qu’on peut. Mais souvenons-nous de ceci, si l’homme était capable d’aimer sans exagération, il vivrait longtemps, possiblement trois fois plus que l’âge de son existence sur terre.

27 Octobre 2021
Mike Joseph