APPELS O-DIEUX !

APPELS O-DIEUX

On ne finit pas de prier, de jeûner, de répandre du thé, du café, de griller maïs et pois aux noms des lois et des saints, mais rien n’y fit. Rien ne bouge depuis des siècles pour le mieux au regard des plus déshérités de la terre, ces hommes qui ont sacrifié leur vie pour le bien le plus cher au monde, la liberté. Et l’on continue de croire que bientôt le fils de l’homme viendra au nom de son père pour libérer à nouveau ceux qui par eux-mêmes se sont libérés des chaînes de l’esclavage. 2000 ans après, on attendra encore et l’on dira que c’est de Dieu qu’est venue l’idée de la résurrection. Quelle idée saugrenue ! Ainsi, Dieu aura attendu des millénaires pour envoyer son messie, puis celui-ci sera crucifié par des hommes, ceux pour lesquels il était venu, ensuite il est remonté au ciel pour attendre encore mille ans avant de revenir sur une terre dix mille fois plus dangereuse qu’avant, à un moment où l’homme possède des armes chimiques les plus sophistiquées. Cette fois-ci ce ne sera pas la croix qui lui servira de reposoir, mais une fusée atomique qui le transportera directement au ciel, sans arrêt ni détour, au royaume de son père éternel. Et l’humain écrira sur son front en grandes lettres: LA TERRE NE VEUT PAS DE VOTRE ENVOYÉ. QU’IL N’Y REVIENNE PLUS JAMAIS. QU’IL AILLE AU DIABLE.

À ce jeu de dupes, croyez-vous que Dieu, lui aussi, est preneur ? Quelle sera donc sa réponse, cette fois-ci, après deux échecs consécutifs ?

À vouloir nous faire avaler autant de charabias et de balivernes, on nous prend vraiment pour des enfants du bondie.

Si Dieu, le créateur, s’amuse comme un fou avec tant d’abrutis, qu’il en est sorti deux fois perdant avec son fils crucifié et expédié sine die aux calendes grecques, je comprends pourquoi personne n’y croit presque plus. Franchement, sa façon de faire laisse à désirer. Pourquoi toutes ces années de souffrances, atroces pour certains, et tant de privilèges heureux pour les autres ?

À ce carrefour de l’existence, dans ce monde bouleversé plus que jamais, à l’heure des grandes décisions, si Dieu ne se manifeste au grand jour avec tous les moyens qu’il a à sa disposition, moi aussi je dis qu’il reste là où il est. Car la terre très bientôt n’aura plus besoin, ni de lui, ni du retour de son fils, elle disparaîtra une fois pour toutes.

Adieu veau, vache, cochon, couvée.

Je Plaide
13 Novembre 2021
Mike Joseph