POURQUOI IL EST URGENT de réaliser sans plus tarder la Grande Conférence Nationale Haïtienne

La République d’Haïti est divisée en trois, comme toute autre entité mystique de nature et d’origine africaine. Ses habitants actuels, comme nous le savons tous, ont remplacé de force et par contrainte les premiers habitants de l’Île, en référence les TAINOS.

Ces derniers, qui furent les premiers, seront cités dans notre démonstration comme étant les exposants A, et les premiers du jour qui sont les derniers par rapport aux Taïnos seront classés exposants B

Entre le A, de nature indienne, mort et enterré depuis près de cinq siècle; et le B de nature africaine, vivant et corpulent depuis toujours – la société haïtienne porte une identité indo et afro-descendante. Entre autres, il faut aussi ajouter un troisième élément, puisqu’il n’y a jamais deux sans trois; et celui-ci n’est nul autre que l’euro-descendant ( De nature hybride, le mulâtre ne peut être classé majeur entre ces deux pures entités ).
Tout peuple mort sacrifié, les indigènes, les originaux, les taïnos, victime de génocide, et qui réclame justice depuis ces cinq siècles, et qui ne l’a jamais obtenue, se tient en orbite et interpelle le bon sens des humains afin que justice leur soit rendue au moins de façon symbolique. Aucune mémoire ne leur a jamais été adressée, ni en espèce, ni en nature. Leur nom, par lequel l’Île entière était connue, est effacé du registre des peuples ayant marqué l’histoire. L’invasion de leur territoire par Christophe Colomb, suivi d’un génocide entier, n’étant pas pris en compte par les actuels occupants d’Haïti, est le nœud gordien entre le passé historique et le présent décisif. Violant les principes originels dont les Tainos étaient les dépositaires, les colons ont hypothéqué du coup l’avenir des sujets remplaçants, tant qu’ils ne se rendent compte du prix à payer pour leur épanouissement. L’Acte de propriété dont ils sont les nouveaux détenteurs, les haïtiens : le drapeau national, bleu ou noir accompagné du rouge irremplaçable, cet Acte de propriété en question ne trouvera jamais sa totale légitimité, tant et aussi longtemps qu’il ne sera complété par un drapeau taïnos fabriqué ou monté de toutes pièces par les haïtiens eux-mêmes.
Donc, devenus des esprits du sous-sol et de la voûte céleste, les indiens Taïnos ont leur regard fixé à jamais sur ceux qui les ont dépossédé de leurs corps, et rendent aussi responsables les remplaçants qui n’ont pas su assumer leur rôle d’intervenants éclairés. Puisque de deux maux il faut choisir le moindre, ils punissent les remplaçants par défaut, sans oublier le compte à rendre avec leur bourreau. Ce sera la deuxième étape, dès que la nation haïtienne les aura réintégrés dans sa charte fondamentale, à savoir la constitution, la loi mère, celle qui régit le fonctionnement d’une société à part entière.
D’outre tombe et dans l’oubli total, l’histoire des taïnos pèse lourd dans la conscience universelle. Pour commuer le tort irréparable, ce méga génocide de concept radical, Haïti doit reconnaître les propriétés d’origine spirituelle de l’île, à côté des leurs, à travers un pacte solennel exposé au grand jour, au panthéon national, dans chaque département. Qu’il, Haïti, informe le monde, que désormais la nation haïtienne est fondée sur deux principes de base : la spiritualité des taïnos et la spiritualité africaine. En un mot, à côté du drapeau intégral que flotte désormais celui des Taïnos. Il leur faut un lieu de cérémonie particulier, reconnu comme tel. Par cet Acte de renaissance, le pacte de rééquilibre des forces vives et mystiques d’Haïti, afro et indo descendants, morts et vivants s’accommodent d’un laisser-passer que rien ni personne ne pourrait leur enlever. Ainsi la paix reviendra sur cette terre légendaire, celle des taïnos et des africains, nos ancêtres, nos aïeux; l’actuelle terre de Jean Jacques Dessalines, rebaptisée Haïti.

La nature pacifiste des indiens taïnos décimés et celle des afro-descendants combatifs, se joignent pour DEFIER à jamais les tendances et caractères colonialistes des peuples prédateurs. Que l’Île entière respire enfin l’air de la liberté.

Quand le peuple d’Haïti aura l’intelligence et le courage de s’assumer, et que les partis puissent s’asseoir ensemble et comprennent qu’il est temps d’engendrer la table garnie de la Grande Conférence Nationale Haïtienne, nous aurons gagné le cœur et la sagesse des Taïnos, les vrais et premiers habitants de l’Île. Ce sera une réponse digne aux appels lancés par les esprits indiens et africains, contre les atrocités de l’ingérence européenne et occidentale. Il ne suffit pas de se masquer durant les carnavals pour honorer la mémoire des premiers habitants de l’Île. Il faut l’intégrer dans la loi mère comme étant un héritage indispensable qu’il faut célébrer autrement, avec la plus grande ferveur et la plus patriotique vigilance. Voilà pourquoi il est urgent de réaliser sans plus tarder la GRANDE CONFÉRENCE NATIONALE HAITIENNE.

QUE TOUTES LES FORCES VIVES DE LA NATION SE RÉUNISSENT ET SE PRONONCENT EN SA FAVEUR.

Je Plaide
17 Novembre 2021
Mike Joseph