DEFI PORTE-DRAPEAUX AU NOM DE L’EMPEREUR

FACE AUX MANOEUVRES DÉLOYALES DES FORCES EXTÉRIEURES, TOUT CHEF D’ÉTAT HAITIEN DOIT S’ISOLER DE L’INTERNATIONAL ET LAISSER CETTE PÉTAUDIÈRE ET SON ADMINISTRATION AU CHEF DE GOUVERNEMENT.
L’isolement total est recommandé entre le prochain et les nouveaux chefs d’État d’Haïti et ses voisins immédiats. Par ricochet, c’est au premier ministre d’assurer les relations diplomatiques, et selon les circonstances le chef de l’État haïtien en dernier ressort aura le privilège de se prononcer de façon définitive sur les dispositions prises par le PM et les résultats obtenus. Tel devrait être le débat du jour et de tous les temps.
Selon la perception de DEFI, dans les annales démocratiques et révolutionnaires de la nouvelle conjoncture politique, c’est l’unique façon pour Haïti de se libérer des griffes de l’oppresseur. L’incompétence, l’insouciance, la traîtrise, la honte et la souillure ne doivent plus être logées à l’enseigne de la Présidence. Ce lieu d’honneur et de prestige absolu doit être préservé de tout scandale. À l’image de l’Empereur Jean Jacques Dessalines, celui ou celle qui aura pour mission de conduire les destinées d’Haïti doit se souvenir des caractéristiques du père de la nation et les appliquer dans toute leur acception. Ainsi commence la révolution souhaitée. Les guerres se font autrement, les révolutions aussi doivent se faire autrement. Cette chandelle suffira à elle seule d’éclairer les lanternes du monde sur Haïti. Que chaque haïtien comprenne le sens de cette recommandation, de DEFI, et allume une chandelle en signe d’approbation pour ce changement à apporter à la tête de l’État haïtien. Ayez toutes et tous votre chandelle en main, allumée jour et nuit, au champ du coq, au son du lambic. Car l’heure de la délivrance a sonné. Cela doit se faire sans tambour ni trompette. Dans le silence visible de l’astrale. Que ces chandelles s’éteignent ou non la vie aura repris son cours. Nous n’aurons plus besoin de nous expatrier. Les haïtiens trouveront chez eux ce qu’ils pensent pouvoir trouver ailleurs.
La somme de compétences allouées à tel individu, adaptée aux circonstances graves et aggravantes que connaît la république d’Haïti et son peuple, ne saurait à elle seule répondre à ces faits, à ces grands malheurs des siècles qui dépassent de loin l’ordre des compétences.
Tant et aussi longtemps que la nation haïtienne ne sera soumise à un être exempt de soucis diplomatiques, cette porte d’entrée de l’influence étrangère, cet être supérieur en vertu à la moyenne, dont le talent vient du sacré pour purifier le pays de ces péchés, aucun chef d’État haïtien ne sera effectif et productif dans sa fonction.
Cette tradition d’aventures néfastes et de désastres récurrents liée à la politique n’est pas le fait du hasard. C’est une combinaison ou le résultat de plusieurs facteurs internes et externes, humains et surhumains, terrestres et extra-terrestres. Ce désordre fondamental engendré par des habitudes de colonisation de soumission et d’esclavage, ayant conduit à la désintégration et à l’effondrement de l’État haïtien, ne s’arrêtera que lorsque par voie de conséquence la nature se sera chargée d’offrir au peuple haïtien un leader inspiré, aussi résolu dans ses idéaux que le père de la nation. Au regard d’un radicalisme éclairé, à ce stade des débats récurrents sur le quoi et comment faire pour sauver Haïti, tout homme doué de connaissance ésotérique devrait pouvoir s’élever à la dimension de patriarche pour reconstruire le corps social haïtien et proposer une société radicalement opposée à celle qu’on nous a fabriquée, dans laquelle les rapports sont renversés. Au lieu d’être encore esclave malgré ses grandes prouesses contre l’oppresseur, le peuple haïtien doit faire preuve de sa capacité à maintenir le cap vers la ratification définitive de son droit à la liberté. Qu’il soit serviteur chez lui, pour soi-même, et non pour l’étranger abuseur et/ou agresseur.
S’il est vrai que des oranges pourries ont été placées dans nos paniers parmi les plus beaux fruits de notre cocktail politique, ces fruits devenus des crabes par contagion, autant croire qu’ils sont montés et extraits d’une nasse importée. De ce fait, ils sont tous indigestes et constituent le poison qui tue lentement le capital humain que nous sommes.
Estimée à sa juste valeur et conséquence, la politique dont souffre Haïti dépasse l’ordre de la compétence conventionnelle, sans originalité. Elle mérite d’être exorcisée en tant que possédée du démon. Des rayons d’ordre métaphysique, cosmique et spirituel doivent pouvoir pénétrer les sphères atmosphériques et délivrer l’espace haïtien soumis aux caprices de cette emprise, de ces intérêts diaboliques et mesquins, purement matérialistes.
Oser ne suffira jamais face à ce fléau d’ingérence et d’influence maladive, dédié à la tâche de détruire l’homme haïtien et le nègre en général. Une combinaison d’initiative ponctuelle, pondérée, inspirée et résolue à l’exemple radical des fondateurs de la Patrie commune, devrait pouvoir nous écarter des forces conspiratrices qui ne cessent de construire nos malheurs. Armons-nous de courage, réclamons la promesse formelle que tout nouveau chef d’État soit dépouillé de collusion avec l’International.
21 Novembre 2021
Mike Joseph