RENAISSANCE DE COLOMB DANS LES VEINES D’UN ENFOIRÉ

LES ENNEMIS DE LA RACE PREMIÈRE ONT RECRÉE CE COLOMB POUR HAÏTI.

En la personne de qui se manifeste t-il ? C’est de ce pas que commence l’intérêt de notre démarche.

Le peuple haïtien est en train de mourir à petit feu. Peut-être de la même manière que les premiers habitants de l’Île D’Ayiti, qui fût d’abord écrit ainsi, et qui signifiait « terre des hautes montagnes ». Ces habitants, les taïnos, de l’Île devenue par la suite Île d’Hispaniola, nom donné en convoitise à la terre des caciques pacifiques des taïnos par le colonisateur européen, ont tous été tués par Christophe Colomb et ses associés.
Ces Tainos ayant été tous exterminés, dont la mémoire ne suggère aucun souci, la voie s’est ouverte et la formule demeure dans les archives pour actualisation quand le besoin se fait sentir, au nom de la civilisation. Sous le regard du monde, ce monde complice par son silence génocidaire, à ciel ouvert aujourd’hui le crime apocalyptique, tel que décrit dans le cas des indiens taïnos, est en train de devenir une nécessité, une formule scientifiquement et religieusement approuvée. Il n’est plus nécessaire d’envoyer les troupeaux à l’abattoir ou aux camps de concentration pour être exterminés, comme le faisait Hitler et ses adeptes; on les garde là où ils sont, et ce lieu devient un enfer – un enfer où l’espérance de vie n’est pas garantie pour longtemps. « Qu’ils se tuent entre eux », sans l’empreinte des géniteurs génocidaires, et l’objectif sera copieusement atteint.
Ce Colomb dont nous parlons, qui pis est, se donne toutes les caractéristiques d’un natif haïtien, porte d’autres identités et des titres ronflants à saveur d’ayant-droit. Un passeport italien, américain, haïtien, etc. – sûrement d’autres accessoires au cas où il serait en situation de les utiliser pour les besoins de la cause. Toutes sortes de documents trompeurs sont en sa possession, des documents qui sont réservés au plus fidèle des apatrides que la terre d’Haïti n’avait encore jamais enfanté. « Autres temps, autres mœurs », les pires, voilà de quoi il s’agit en cet instant de rhétorique osée dont se servent les concepteurs de la dépopulation mondiale.
Au vu et au su de tous, particulièrement les victimes potentiels, ce monsieur, après avoir pillé et volé tant d’argent des caisses de l’État haïtien, le Colomb en question, s’est fait des complices et des bourreaux aux deux paliers, national et international, pour accomplir ses basses œuvres. Ceux-ci, haïtiens et étrangers, se comportent comme lui, avec moins de doigté et d’arrogance bien sûr, mais ont carrément adopté le statut de bandit légal qu’il s’est donné lui-même, sans complexe ni égard pour ces millions d’hommes et de femmes d’Haïti, dont les ancêtres se sont sacrifiés pour la liberté et l’indépendance de leur nation.
On se demande, comment ce fils de m…., cet énergumène, cet homme de malheur, cet hybride a t-il pu traverser le temps pour devenir ce Colomb indigène, au même titre que celui des temps, somme toute, tout compte fait, toutes proportions gardées, préhistoriques ? On eût dit qu’il a presque tout vendu. Haïti en son entier. Le pays et ses habitants. Pour pas cher. Parmi les preneurs, il y en a un qui s’est permis un gros morceau de ce gâteau à saveur de shithole, qu’il n’en aura jamais assez de se mettre plein la panse.
Le désespoir ayant atteint son paroxysme chez l’homme haïtien, on se demande aussi pour combien de temps encore on sera là ? Espérant l’émergence d’une force interne, le sentiment patriotique qui était autrefois synonyme de fierté chez l’haïtien, existe-t-il toujours? rien n’est moins sûr.
Aux temps forts de l’hécatombe esclavagiste historique, les chaînes au cou, le marronage était la seule voie de sortie pour construire la force qui allait revenir en temps et lieu faire la conquête des droits et libertés fondamentaux des captifs. Il était devenu incontournable pour l’esclave de choisir le marronage comme outil de combat. Ce n’est plus le cas aujourd’hui. Cette détermination chez le nègre d’autrefois a été remplacée par un désir fou de vider les lieux, quitter coûte que coûte la terre d’Haïti pour aller n’importe où, sauf y rester. Quel contraste !
Dans le temps on se faisait marron pour revenir déloger les bandits légaux ou illégaux, en vue de construire une nation bien à soi; Maintenant on veut fuir et leur laisser ce territoire pour lequel on a versé tant de sang. Comme quoi la terre d’Haïti est devenue une terre maudite. Quel que soit le prix à payer: la neige, le froid, le chaud, l’humiliation, la prostitution, l’isolement, l’errance, la folie et même la vaccination forcée, on s’en fout. On part pour longtemps, quitte à ne plus jamais revenir sur cette terre où jadis l’osselet, la bille et la marelle faisaient la joie d’une enfance prospère, rêveuse et candide. On se résigne à mourir loin d’Haïti. A ce point ! Et c’est tout.
La bataille, est-elle perdue ? sans même lever la voix une autre fois, une dernière fois au moins jusqu’à perdre le souffle. La mort en ces termes était un hymne à la vie. Ce qui nous a donné un pays, une nation digne, quoique ce fût le temps d’un soupir, c’était ce dernier souffle. De là à l’existence, tout simplement, il y eu accomplissement ?
En résumé, tant qu’il existera un seul de ces héritiers du passé glorieux, ces irascibles dignitaires de la liberté, la lutte continue et l’espoir doit être maintenu comme le dard invincible. Le miracle haïtien est possible. Le peuple doit regarder vers sa souveraineté. Qu’il vente ou qu’il pleuve, qu’il neige ou qu’il gèle ou que le ciel tonne ou gronde, rien ne peut nous empêcher de bien faire et d’aller de l’avant. Seule la mort peut nous vaincre, telle est notre conviction.

28 Novembre 2021
Mike Joseph