HAITI A BESOIN D’UN CHEF D’ÉTAT NOIR, et blanc à l’occasion

HAITI A BESOIN D’UN CHEF D’ÉTAT NOIR, et blanc à l’occasion
pour leur dire entre autres les quatre vérités

Qu’il puisse les regarder droit dans les yeux, et leur dire: Au noir, combien vous êtes indécis, paresseux, idolâtre et complexé ; Au blanc, combien vous êtes menteur, égoïste, trompeur, voleur, coquin et assassin.
Qu’il faut, à tous les deux, cesser d’être scandaleux, car un beau jour la nature vous demandera des comptes et le ciel vous tombera dessus.


Votre mission sur terre, ce n’est pas de vous battre comme le font les animaux sauvages et cannibales, mais de suivre la voie de ceux qui entre eux s’entendent pour se défendre contre les espèces irraisonnables. Le chemin de la prospérité et du bien-être vous est à tous accordé, sans détour et aux quatre coins du monde, mais l’un de vous deux s’approprie tout, et l’autre se laisse faire, se plaint et se met à la remorque. Amis, vous ne l’êtes pas ; frères ennemis, oui vous l’êtes depuis que Caïn a tué Abel, origine de la guerre et de la violence, pour si peu.

Vous monsieur le blanc, prenez tout ce que vous voulez, excepté notre honneur, notre liberté, notre fierté d’être noir, notre histoire et notre grande dignité que vous avez déjà assez ternie.
Vous monsieur le noir, cessez d’être stupide et bavard, croyant que l’homme blanc aura pitié de vous et se fera une idée de la raison ; qu’il aura la beauté de l’âme, qu’un jour il prendra conscience de sa porosité où siège et s’engendre tout le malheur du monde.

Alpha et Omega, vous l’êtes au regard du monde. Vous êtes l’origine de toutes les couleurs de la race humaine, pourtant vous êtes aussi les héritiers et les causes de toutes les malédictions qui annoncent la fin de notre espèce. Pervers comme vous l’êtes, nous le sommes tous d’avoir écouté le démon en nous, faisons une trêve. Implorons le pardon du fœtus matriciel qui nous a conçus d’un lieu encore vierge et sacré, et qui le sera dit-on pour le temps et pour l’éternité.

Nous sommes tous conviés à la raison de l’intelligence divine, à nous dévêtir de notre peau à l’envers, et de nous revêtir à l’endroit ; par la suite nous comprendrons que tout le sang versé n’était rien d’autre que le nôtre, celui de la race, d’une seule et même race, confuse et confondue.
Vêtus de cette peau, noire ou blanche, dites au monde que vous vous êtes trompés de peau, de couleur et de sens, que la couleur de votre sang est celle qui vous définit en tant qu’humain.

Dites leur aussi qu’Haïti, la voie de l’Afrique à l’autre bout du monde, vous a montré le chemin de la liberté.

Allez en paix. Que la grâce vous honore !

08 Février 2022
Mike Joseph