DEFI il était une fois

Avons-nous besoin de pouvoir, d »un pouvoir quelconque des autorités haïtiennes, interne ou externe, pour prendre des décisions sensées, vitales et indispensables lorsqu’il s’agit de notre destin mis en péril par X ou Y ? J’espère que la réponse soit. Que l’homme soit bête, juif, athée, protestant ou chrétien il est le premier et le seul à prendre en charge son propre destin.
Il était une fois et bien d’autres fois, la République dominicaine a massacré des haïtiens chez elle et sur sa frontière commune avec Haïti. A la rivière massacre, qui porte bien et ouvertement son nom, un nombre incalculable d’haïtiens ont été massacrés. Des milliers d’hommes, de femmes et d’enfants qui n’avaient commis pour seul crime que le fait de vouloir, comme c’est le cas encore aujourd’hui, trouver ailleurs ce que la vie ne leur avait apporté chez eux. Ce massacre gratuit, pour lequel les autorités haïtiennes n’ont jamais donné une réponse adéquate et équivalente, a laissé des traces qui se renforcent année après années, au point qu’il soit prévisible de croire que d’autres massacres seront réalisés dans un avenir pas trop lointain.
À partir des données critiques qui nous parviennent, chaque jour au moins un haïtien se fait massacrer, sous une forme ou sous une autre, en république dominicaine et ailleurs dans le monde.
A t-on besoin de plus d’indices pour se laisser convaincre que les séquelles de l’histoire demeurent vivaces et continuent de faire ravage parmi les nôtres ?
La terre d’Haïti n’a t-elle pas besoin d’hommes et de femmes dignes pour se faire représenter autant sur le plan national que sur le plan international, pour remettre en selle les acquis révolutionnaires et les diverses ressources humaines capables de colmater les brèches ? Des va-nu-pieds aux vaillants guerriers étoilés, que sommes-nous devenus ?
Il était une fois, moi votre serviteur, j’avais pris conscience de ce vide dans notre existence, et j’ai conçu un plan de sauvetage pour Haïti et pour tous les haïtiens. Je me suis adressé au monde en lui disant à ma manière que les haïtiens sont une race de qualité, que si leur droit natal était respecté il y aurait matière à les voir autrement. Ce plan, mon plan à moi exécuté à moitié, s’appelait « LA MARCHE DU RETOUR ». Toujours de mise mais réduit à sa plus simple expression, faute d’incentives et dû à ce qui se passe en Haïti depuis, j’ai dû réajuster mon tir et prendre d’autres dispositions au gré des circonstances. En quoi consiste t-il, ce plan ? En peu de mots voilà un peu de sa contenance : Tout le monde sait que Haïti est le paradis sur terre. s’il en existe d’autres, au cas où nous serions en train de blasphémer, Haïti serait au moins l’un d’entre eux. Rares sont les haïtiens qui ne rêvent de revenir vivre chez eux. L’homme haïtien quitte sa terre malgré lui ? Fort de ce constat, nous sommes en mesure de dire que si un minimum lui a été permis l’haïtien n’aurait pas pris le risque d’aller fouiner ailleurs, pour se faire massacrer dans des pays qui lui sont hostiles.
Il était une fois, au passé, au présent et au futur, « LA MARCHE DU RETOUR » n’a jamais cessé d’être le repère agissant et viable, face au besoin de mettre fin au pélérinage forcé que tous nous sommes en train de subir. C’était cela le but de ma démarche, et elle demeure toujours viable.
LA MARCHE DU RETOUR vous interpelle. Qui que vous soyez, s’il vous arrive de vouloir prendre en main une part du destin haïtien, contribuez au retour indispensable des itinérants que tous nous sommes.
Il était une fois, tout ce qu’il nous a fallu pour vivre dans notre pays c’était un peu d’élégance politique et de citoyenneté; des hommes et des femmes de classe, conscients de leur identité et de leurs responsabilités envers les leurs.
Qu’en dites-vous ?
30 Juillet 2022
Mike Joseph