VODOU vs RELIGION

VODOU vs RELIGION
Il n’y a pas plus grande manifestation spirituelle que celle du vodou. En effet, si vous n’êtes pas prêt demeurez là où vous êtes en attendant que sonne pour vous l’heure de la délivrance et de la liberté.
Le VODOU, n’étant pas une religion, contrairement à celle-ci il est un lieu de culte, le repère mystique, la garde protectrice contre les excès de l’esprit malin exercé envers les haïtiens et l’homme noir en général. Conscient et éprouvé par le flux magnétique que dégage l’esprit importé des ancêtres et implanté sur l’Île d’Haïti, DEFI propose que son point historique, le BWA KAYIMAN, soit le haut lieu spirituel de tous les haïtiens, religieux, athées et chrétiens. Désormais qualifié de RANDEVOU BWA KAYIMAN, le mouvement vers ce lieu devient un rythme régulier en faveur du redressement politique et social de toutes et de tous. Il n’est point nécessaire d’être fervent ou fou pour pratiquer le VODOU. Le sentiment d’appartenance au VODOU suffit à éviter au sujet les contraintes religieuses usuelles, comme cela se passe dans toutes les religions.
Depuis un certain temps les appels se multiplient pour une prise de conscience chez l’homme haïtien, afin qu’il puisse se réorienter vers la direction initiale du point de sa libération. Le monde s’impatiente et crie urgence, mais nul ne se souvient que tout était déjà réglé en ce sens depuis la date du 14 août 1791.
Cette prise de conscience initiale des esclaves de l’époque, vulnérable, mais inextricable et réplicable aux heures décisives, calquée dans l’esprit de l’homme haïtien libéré depuis ce jour, elle refait surface selon les besoins de la cause. Elle est revenue depuis des lustres sans que personne ne s’en aperçoive. On s’attendait à une certaine obéissance coupable des uns et des autres, oubliant que profondément ancré dans l’âme des nouveaux libres s’était inscrit à jamais le serment dessalinien : « liberté ou la mort. » Dès lors, ce qui manquait pour l’épanouissement de cette réserve de conviction inébranlable, ce n’était que le souvenir de son point de départ et de son point d’arrivée. Cette prise de conscience aujourd’hui réclamée et attendue dans la forme, elle n’a jamais cessé d’être dans le fond, d’où sa particularité exige un tel excès qui s’apparente à une fin du monde. Tel est le cas aujourd’hui. Elle refait surface car la situation des haïtiens sur la terre d’Haïti est un cas d’espèce, à ce moment de fin du monde. Au désespoir absolu le jour se lève, ainsi se réveillent les forces importées d’Afrique, les esprits ancestraux du BWA KAYIMAN.
Le DEFI étant de taille, la mémoire se réveille de son lit, courbée sous le poids des lasses attentes elle se dirige tout droit vers le haut lieu spirituel haïtien pour fournir à l’esprit le matériel nécessaire à son accomplissement.
La lumière fournie à l’urgence, se propageant lentement, mais avec une telle précision, transperce les ombres et les ténèbres, détruisant le doute sur son passage, donnant l’assurance que les dés sont jetées. Notre histoire se renouvelle.
Haïti, le flambeau de la liberté universelle planté au BWA KAYIMAN, autour d’un arbre géant et mourant, doit rééditer son courroux avant que l’arbre ne meurt. Les flibustiers de toutes sortes n’ont que le temps de sortir de leur placard, sinon malheur à celui qui se laisse éclairer au passage. Sept jours après la date commémorative de cette prise de conscience, soit le 14 août d’une année pressentie, nulle épargne ne sera consentie aux dépourvus.
Deux cent trente et un ans après cette date, voilà que commence à se poindre à l’horizon le mouvement critique d’un renversement inédit des pratiques abyssales de l’ennemi.
La mémoire collective de l’haïtien le transporte jour après jour vers le lieu de son identité spirituelle historique. Les esprits qui l’ont animé reviennent à la charge et réclament à jamais un engagement profond, incessant et rituel, cette fois mieux observé que celui du passé, afin que nul à l’avenir n’en prétexte ignorance ou deni. Sans heurt la pendule sera remise à l’heure.
Pour favoriser un agréable dénouement, il n’est demandé à chaque concerné que de laisser passer le courant, au profit de la liberté individuelle et collective, en disant non pour toujours à l’imposture.
À nous la nouvelle Haïti. Le peuple haïtien n’est pas près de mourir.
RANDEVOU BWA KAYIMAN
13 Août 2022
Mike Joseph