QUE FAIRE ! QUOI FAIRE ?

QUE FAIRE ! QUOI FAIRE ?
D’une part, la désolation !
D’autre part, le questionnement ?
Ce n’est sûrement pas la première fois que ces deux mots traversent l’esprit de l’homme, dans des circonstances où tout semble basculer vers le néant. Le « Que faire » se demande à la manière de Lénine, quand l’obstacle n’est plus un enjeu et qu’il suggère une action plus forte d’une réflexion épuisée par la pensée ; tandis que le « Quoi faire » suggère une certaine disposition choisie par l’esprit après calcul. Telle est notre thèse à propos de ces deux accrocs.
Le sujet en question fait référence à la ième et même occupation que subit Haïti depuis 1915 par l’ingérence étrangère déguisée en assistance humanitaire, par les forces internationales de l’ONU, suivi de son petit frère l’OEA.
Aujourd’hui plus que jamais, cette présence se mesure dans un contexte particulier de chambardement politique, économique et culturel de l’occident, particulièrement celui de la mainmise des États-Unis sur le reste du monde. En ce qui concerne l’Europe, la France en tête, le réveil brutal et mesuré de la conscience africaine se passe de commentaire.
Devrait-on dire « GO HOME » « que faire ! », ou  »ATTENDEZ « quoi faire ?
C’est là que le choix devrait se faire. À partir d’un raisonnement plus éclairé que d’habitude.
« GO HOME » ! Le « Que faire ! » ; C’est l’attitude du désespoir. Ça donnerait quoi ?
En résumé, cette attitude amènerait plus de problèmes que de solutions. Sauf que le ton employé, selon qu’il soit faible ou fort, enverrait un signal clair aux envahisseurs leur signalant qu’ils ne sont pas les bienvenus, et que désormais ils ne peuvent plus masquer l’odeur puante de l’escroquerie.
ATTENDEZ ! Le « Quoi faire ? » ; C’est selon nous la logique diplomatique, le moyen de mettre les points sur les i, car nous avons affaire avec des humains et non des robots. Ça donnerait quoi en lieu et place du que faire ? Regardons ensemble le scénario.
Le monde a tellement changé, que le voleur n’a plus honte de se laisser prendre le sac à la main, et il ne se cache plus derrière aucune mystique pour accomplir ses forfaits. C’est à ciel ouvert, au vu et au su de tout le monde que l’on pille et tue. Les chars blindés sont eux-mêmes une cérémonie assez convaincante pour qu’il ne soit plus nécessaire d’avoir d’autres cérémonies ou manifestations anti X ou Y.
Donc, puisque l’assassin est déjà à l’intérieur, son pistolet sur notre tempe, la seule chose à faire, si on est encore en vie, c’est de négocier.
Entre temps, de concert avec ceux et celles qui nous protègent du haut de leur chaire ancestrale, prenons le chemin du travail et faisons de notre mieux afin que notre indépendance culturelle, sociale et psychologique soit assurée. Quid de la résistance politique qui, dû à leur invasion, est pratiquement compromise ou affaiblie, l’avenir dira le reste.
Leur format connu, ainsi connu : élections truquées, candidat imposé, corruption, vandalisme, etc., prendra le dessus et toute autre considération est inutile.
Pour éviter une perte de temps, prenons le taureau par la queue, non par les cornes, mettons-nous d’ores et déjà au travail, au service de la paysannerie et de la Diaspora, afin que la mangeaille soit pour tous assurée. Viendront ensuite les préoccupations usuelles. Car le temps arrange toujours les choses que les hommes se sont appropriées à tort.
N.B. Dans cette vidéo ci-jointe, que l’on trouve directement sur youtube, tout est dit sur les fréquentes occupations d’Haïti par la communauté internationale, incluant celle en cours depuis la fin de la deuxième semaine du mois d’août, soit explicitement le 13-14, date de la cérémonie du BWA KAYIMAM. Et c’est là leur perte.
Je Plaide
18 Août 2022
Mike Joseph