LA RÉÉDITION DE 1791 au goût de l’ennemi

LA RÉÉDITION DE 1791
au goût de l’ennemi

Il semblerait que les colons sont disposés à refaire l’expérience du passé, entre eux et Haïti. Et nous, où en sommes-nous ? Tout DEFI.

Il ne reste qu’à prouver au monde et à nous-mêmes, que l’histoire est en fait un perpétuel recommencement. Pas d’issue pour les agresseurs.

Le traitement inhumain que subit la nation haïtienne d’aujourd’hui n’est en rien différent de celui des temps forts de l’esclavage. Le colon n’a pas changé de perception, il a simplement changé son fusil d’épaule, et il continue l’extermination avec plus de rage que jamais.

Seuls les racistes ne pourraient se rendre à l’évidence, que nous allons tous encore une fois vers le chaos. Ils se disent sûrement que « les chiens aboient, la caravane passe. Jamais ils ne comprendront l’ampleur des frustrations populaires, jusqu’à ce que l’irréparable soit inévitable.

Préparons-nous à vivre des moments extrêmement critiques, car l’haïtien d’aujourd’hui est plus avisé que nos ancêtres africains qui, malgré leurs maigres moyens, ont broyé l’esclavage. La communication étant ce qu’elle est, entre les mains de l’occupant, mais attribuée à tout un chacun, mettons les bouchées doubles et prenons d’ores et déjà le devant, faisant en sorte que la guerre est déjà commencée.

Avec les moyens du bord, tout ce qui est offensif et défensif, jurons de vivre libres ou de mourir, le drapeau noir et rouge à la main. Quant aux missiles de l’ennemi, n’ayons aucune crainte. Cette fois encore la providence se chargera de l’issue, autant qu’elle s’en était chargé dans le passé. Ce n’étaient pas nos armes qui avaient gagné contre les plus grandes puissances de l’époque, c’était le concours des circonstances, lorsque les quatre éléments naturels de la vie : le feu, l’eau, la terre et l’air, ont chargé et terrassé l’ennemi. Cette fois encore, seuls vrais maîtres de la vie, ils feront savoir à ceux qui se croient maîtres du destin, que nul n’est au-dessus des lois universelles et célestes.

Tous les esprits de la guerre nous convient à doubler notre mental des principes de défense de notre héritage africain. Interpellons-les. À la guerre comme à la guerre. Mieux faire envie que pitié.

22 Août 2022
Mike Joseph