DE DEUX MAUX, QUAND OBLIGÉ, IL FAUT CHOISIR LE PIRE

DE DEUX MAUX, QUAND OBLIGÉ, IL FAUT CHOISIR LE PIRE
la révolution haïtienne, quel spectacle ! Quel exemple ! Quel modèle !

Quel spectacle !
Un spectacle, c’est une scène où se déroule un acte, bon ou mauvais, qui attire une audience.

Quel exemple !
Un exemple, c’est une façon de voir les choses.

Quel modèle !
Un modèle, c’est un exemple à suivre.

Le spectacle haïtien n’a jamais été un spectacle de bon goût. Du début à la fin, c’est-à-dire depuis la traversée des mers jusqu’à ce jour, l’homme haïtien ne fait que survivre dans sa jungle, où constamment des fauves venus d’ailleurs le prennent pour cible. Une sorte de réserve de chasse dans laquelle on a le droit de chasser et tuer sans crainte, des humains qui ne sont pas vus et considérés comme tels.

Deux cent dix-huit ans, oui ! Ça fait plus de deux siècles que le Roi de cette jungle a mobilisé ses troupes et a déclaré au monde que les habitants de cette Île ne veulent plus être la proie des flibustiers voisins, des explorateurs vampires, ceux de passage qui auraient l’intention de tirer leur épingle du jeu et d’y planter leur drapeau, ; voulant faire croire qu’ils sont là pour aider les Haïtiens à construire leur pays. Foutaise. Après tout ce temps, non seulement ils ont piégé les Haïtiens et miné le terrain, mais, aussi, tout indique qu’à tout moment, il pourrait y avoir extermination totale de l’espèce. Ils l’ont déjà fait avec les premiers habitants de l’Île, qu’est-ce qui les empêcherait de reproduire le même spectacle ? Que dit le monde à ce sujet ?

Quel exemple !
Cette façon de voir les choses est inhérente à la culture et à l’appétit maniaque des prédateurs occidentaux. C’est dans leur peau de vouloir se servir de la chair noire comme appât, qui, a vue d’œil, ne les ressemble pas, qu’ils ont en horreur ; parce qu’elle secrète des substances reposantes dont ils ne peuvent se passer. La proximité du monde noir leur sert de fluide essentiel, sans lequel ils ne pourraient subsister, vu le caractère éphémère de leur espèce. Comme un arbre a besoin de ses racines pour exister, les peuples de la terre ont besoin de l’homme noir pour subsister. Particulièrement l’homme blanc.

L’exemple, de part et d’autre, entre le prédateur et le prédaté, recèle en soi des gènes autodestructeurs qui interpellent depuis l’origine la conscience humaine et l’esprit juste, afin que le monde ne soit plus une réserve de chasse, mais qu’il soit désormais un lieu de vie où tous Les animaux, hommes et bêtes puissent habiter sans se soucier de l’agression des uns et des autres, sur les plus vulnérables.

Quel modèle !
Transformons l’expression en questionnement et appliquons-en la réponse appropriée.

Que Dieu soit crée par l’homme dans son imagination, ou qu’il soit l’alpha et l’oméga, n’est-il pas le salut universel qui donne la force de vivre à toutes et à tous ? Que Satan soit l’évidence du mal et de la souffrance, ou qu’il en soit la conséquence, n’est-il pas l’objet de tous nos malheurs ? Alors quel est le modèle, entre ces deux évidences, qui offre le repos, le bien-être et la sérénité, d’où il faudrait tirer la conclusion suivante: Les deux se complètent, il faut être prédisposé à répondre, au besoin, quand les circonstances le requièrent, alternativement ou simultanément, à leur exigence et contexte, la bible dans la main droite, le sabre dans la main gauche.

À qui veut l’entendre, le spectacle est à vie, il l’est depuis la création, il ne changera pas, il faut s’armer de courage et non de patience, il faut le voir ainsi, il en sera toujours ainsi.

26 Septembre 2022
Mike Joseph