NOUS AVONS DÉJÀ TROP PLEURÉ

NOUS AVONS DÉJÀ TROP PLEURÉ

La mort subite de Michael Benjamin fait l’objet d’une vaste colère à peine contenue.

Elle se révèle si bouleversante que sur toutes les pages des médias on ne parle que de cela.

Se référant à son court passage dans la vie, il y a matière à se demander pourquoi la vie est si courte pour certains et longue, parfois même trop longue pour d’autres.

Permettez que réponse soit donnée à ce questionnement apparemment injuste.

Chacun à sa mission dans la vie. Il n’est pas du ressort de l’homme de savoir pourquoi.

Une fois que la mission est terminée, chacun s’en va vers le lieu de sa destination hors terre.

Disons plutôt hors surface, invisible. Car le corps de l’homme y demeure jusqu’à ce qu’il soit réduit en poussière. Et là encore, comme il est dit : « souviens-toi que tu es poussière et que tu retourneras en poussière.

Est-ce que la poussière se trouve ailleurs que sur terre ???

Pour ne plus pleurer, révisons ensemble l’œuvre de Michael Benjamin.

On y trouve assez de réconfort, que soudain on sourit, on ne pleure plus. Vous êtes invités à en faire autant.

Particulièrement, l’une de ses plus belles œuvres parle d’Haïti. Là-dedans, se trouvent tout un lot de victuailles qui interpellent la mémoire collective, au point que chacun se retrouve plongé dans un plat arrosé, aux saveurs exquises de l’enfance, de l’adolescence, de la jeunesse, de la vieillesse et même jusqu’à la mort, car il y a de ces choses qui partent avec nous. Au dernier lieu, qui sait ! Il y a encore peut-être moyen de s’en souvenir. « HAÏTI SE »

Dans « HAÏTI SE », l’œuvre magistrale et immortelle de Michael Benjamin, l’artiste a signé l’immortalité d’Haïti, quelles que soient les circonstances.

Drôle de coïncidence, Michael Benjamin est mort sur scène, au moment qu’Haïti se trouve sur la scène internationale, en train de se battre, à débattre en scène ; comme Michael Benjamin se battait avec la mort avant de se laisser aller.

Le message envoyé est clair. Il s’est battu pour qu’Haïti ne meurt pas.

Ne pleurons pas la mort de Mikael Benjamin, il nous a laissé un héritage vivant où se trouvent quinze millions d’âmes : « HAÏTI SE ».

Merci MikaBen. La lutte continue de plus belle.

16 Octobre 2022
Mike Joseph