POURQUOI LA DIASPORA EST-ELLE RECOMMANDÉE

POURQUOI LA DIASPORA EST-ELLE RECOMMANDÉE
pour une gestion appropriée d’Haïti ?

Rien ne sert à l’homme de réinventer la roue, il n’a qu’à l’user pour aboutir à une destination, une distance qui lui aurait coûté Les yeux de la tête si cette roue n’a pas été déjà conçue.
D’un exemple approprié, sortons une idée avec laquelle la lumière pourrait éclairer nos lanternes.
La politique étant une science, elle pourrait nous servir de guide à ce sujet d’intérêt publique.

Il existe déjà une politique applicable à chaque pays, pour le rendre vivable et prospère. Pourquoi donc réinventer au quotidien une roue politique qui existe déjà. Même en Haïti, dans le foyer historique, on n’aurait qu’à sortir d’un tiroir celle qui conviendrait, soit temporairement, soit indéfiniment, jusqu’à ce que l’on trouve la bonne façon de faire, au fil du temps ?

Allons voir deux exemples fondamentaux.

Malgré les contestations qui pourraient subsister. L’un de ces deux exemples à venir se dit appréciable pour un grand nombre, mais demeure un échec du fait qu’il n’a pas duré ; l’autre attire des commentaires à n’en plus finir, mais recèle tellement de frustration qu’il faut se doter de courage pour en parler. N’en demeure pas moins, que l’autre, ce dernier, a duré trois décades et vaut de l’or par rapport à ce que vit le peuple haïtien aujourd’hui : il s’agit de la politique d’Estimé pour le premier, et de la politique de François Duvalier pour le second exemple, en dernier ressort.

En ce qui a trait à Estimé, tout le monde s’accorde pour dire qu’il fût l’un des plus grands Présidents d’Haïti. Alors pourquoi ne pas suivre son exemple, et en faire l’une des plus belles pages de notre monde cadavérique.
À propos de François Duvalier, comme ce fût le cas pour Jean-Jacques Dessalines, depuis des décennies son nom est exclu et mis sous le boisseau dans la politique, autant dans la vie publique, même dans le privé. Aujourd’hui, le nom de Dessalines s’est enfin libéré, sûrement, sans aucun doute, celui de Duvalier petit à petit commence à faire son petit bonhomme de chemin. Qu’adviendra-t-il, le jour où celui de Duvalier occupera tous les palais ?
Et si on associait les deux en même temps, pour faire la conquête de cet espace oisif, où chacun cherche prétexte et fait durer la honte de ne pouvoir diriger le pays relativement bien, selon nos moyens.
Les deux, Estimé et Duvalier, représentent pour Haïti, qu’on le veuille ou non, un héritage qui vaut mille fois mieux que ce que l’on endure depuis leur départ. Et si on va chercher plus loin, quelque part dans le monde des sciences politiques, il existe à coup sûr une formule politique qui conviendrait parfaitement aux vœux des Haïtiens. Maintenant, qu’on se pose la question suivante : que valent les hommes politiques haïtiens ?

Tout ce discours nous ramène à l’idée que, vu la situation hémisphérique de la Diaspora haïtienne, sa proximité avec les sociétés développées ou en voie de développement, sans égard à la démocratie bouffone telle, qu’on la suppose, Haïti possède tout le savoir et toute la richesse politique nécessaire pour atteindre un niveau satisfaisant de gouvernabilité. Sa seule voie pour sortir du précipice, c’est de prendre soit la politique de Duvalier ou celle d’Estimé. Ou, que le pays enfin choisisse des éléments fiables de la Diaspora pour élargir son champ de fortune et de compétence en la matière. Qui plus est, non seulement ce serait de la part d’Haïti un geste de reconnaissance et de savoir vivre, ce serait aussi un atout considérable qui permettrait aux haïtiens de l’étranger de jouir de leurs biens et de leur bienfait, tout en charriant avec eux ces grandes valeurs professionnelles, culturelles, économiques et scientifiques du monde en mouvement.

En fin de compte, la Diaspora, tellement elle est riche, en plus des ressources non négligeables qui se trouvent sur le plan local en Haïti, apporterait à bon port tout ce que possèdent de bon et de beau les autres coins de la planète. Voilà ce que représente la Diaspora, de qui et de quoi elle est faite. Il n’y a là rien de sorcier.

Pour joindre les deux bouts, l’intérieur et l’extérieur d’Haïti, il serait de bon ton d’en faire la promotion, de façon intensive, par tous les moyens que nous avons déjà, toutes et tous, à notre disposition.

Il n’est point nécessaire de réinventer la roue. Ce n’est qu’oisiveté, ignorance, méchanceté et fausse modestie de voir les choses autrement.

Je Plaide
18 Octobre 2022
Mike Joseph