NOUS NE SOMMES PAS MIEUX QU’EUX

Ces pays qui traitent Haïti comme ils le font, ne se hasarderaient à le faire si la Diaspora haïtienne et les éléments de la classe moyenne en Haïti valaient ce qu’ils représentent en termes d’essence. Le monde serait plus ou moins intéressé, plus apte, à donner son soutien à nos récriminations.

Les oligarques prédateurs, de l’intérieur comme de l’extérieur, trouveraient matière à obéir aux contraintes sociales et humanitaires par lesquelles les peuples sont ordinairement protégés. Ils réfléchiraient deux fois, ces oligarques, avant de commettre leurs actes.

La Diaspora et la classe moyenne haïtienne, au stade où elles sont, avec leur faux sentiment de valeur, économique d’une part, intellectuelle d’autre part, sont les deux grands responsables endogènes de la situation du peuple haïtien. Viennent ensuite les prédateurs internationaux qui profitent de cette carence psychologique des deux.

Il est anormal que l’haïtien de l’extérieur, au lieu de se sentir complémentaire à ses frères demeurés sur l’Ile, se sente supérieur à eux. C’est vrai que leurs situations ne sont pas les mêmes, et sur le plan économique, et sur le plan civilisationnel, mais est-ce pour autant une raison de se croire, l’un, supérieur aux autres ? Non !

À bien des égards, les Haïtiens de l’intérieur ont démontré leur capacité à mieux comprendre et à conditionner leur statut d’aborigènes coincés et victimisés par des préjugés de toutes sortes ; que leur frère dénaturé vivant à l’extérieur, à l’individuel, devenu acculturé, donc impur, par la force de l’attraction environnementale. Si ce n’est de la trahison voulue, c’est au moins un handicap majeur qui mérite d’être souligné, évalué et traité en conséquence.

Cette entorse accidentelle n’aurait point lieu s’il n’y avait complot, ingérence et sabotage de la part des persistants et éternels colons. Donc, en résumé, on ne peut espérer l’harmonie parfaite entre ces deux entités haïtiennes, que sont la Diaspora haïtienne et les insulaires d’Haïti, tant qu’un travail sérieux ne soit appliqué dans les deux sens. Si rien n’est fait, de plus en plus le malaise évolue et finira par faire de nous des frères ennemis. Quel dommage pour Haïti.

DEFI, par sa perception et son potentiel dévouement pour colmater les brèches endocrines et exocrines, a prévu des moyens exceptionnels de prévention et de guérison pour les deux entités en question, atteintes de malaise pour le moment. Si leur cas n’est pas immédiatement réglé, d’urgence, bientôt il se pourrait qu’aucun remède ne soit capable d’en venir à bout.

En attendant, Mesdames, Mesdemoiselles et Messieurs, DEFI vous prie de mesurer vos rapports, de contribuer de façon honnête, sincère, loyale et pacifique, aux efforts qu’il fournit pour éviter le pire. À bon entendeur, SALUT !

Je Plaide
24 Octobre 2022

Mike Joseph